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Actualités - Chronologie

Grippe aviaire L’OMS se veut rassurante face au risque de pandémie

Le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a tué plus d’une centaine de personnes dans huit pays en l’espace de deux ans, n’est pas forcément plus près de déclencher une pandémie meurtrière, a rappelé hier l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Je pense (…) que c’est une maladie très difficilement transmissible à l’homme », a estimé le porte-parole de l’OMS, Dick Thompson. Jusqu’à présent, toutes les personnes infectées l’ont été par contact direct avec des oiseaux. Les experts redoutent une mutation du H5N1 à la faveur d’une combinaison avec le virus de la grippe humaine. Une telle métamorphose pourrait donner naissance à un virus transmissible de l’homme à l’homme, au risque de provoquer une pandémie aussi redoutable que la grippe espagnole qui a tué des dizaines de millions de gens en 1918. L’OMS rappelle cependant que la grippe aviaire reste principalement à ce jour, comme son nom l’indique, une maladie d’oiseaux. « Quelque 180 millions d’oiseaux sont morts du virus ou ont été abattus pour avoir été exposés au virus, et cela nous a pris tout ce temps – plus de deux ans – pour franchir ce cap » de 100 morts humains, a souligné M. Thompson. À titre de comparaison, la grippe saisonnière, qui frappe l’homme de façon habituelle, tue chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes à la surface de la planète. Toutefois, à mesure que le H5N1 étend sa couverture mondiale, il devient plus difficile à éradiquer et il accroît ses chances de contaminer des humains. Cela augmente en théorie le risque de voir une même personne infectée à la fois par les virus de la grippe humaine et de la grippe aviaire. Parallèlement, les 46 pays africains réunis à Libreville pour la conférence de l’ONU sur la grippe aviaire se sont engagés, hier, à faire de la lutte contre l’épidémie une priorité et ont lancé un appel à la mobilisation des ressources, notamment auprès des bailleurs de fonds, dans leur déclaration finale adoptée après trois jours de débats. D’autre part, plus près de nous, une forme de la grippe aviaire a été détectée dans la bande de Gaza, mais des tests complémentaires sont nécessaires pour déterminer s’il s’agit du virus H5N1, a annoncé hier le ministère israélien de l’Agriculture. Mardi déjà, les services sanitaires palestiniens avaient été placés en « état d’urgence » pour faire face à d’éventuels cas de grippe aviaire, après l’apparition de foyers du virus H5N1 en Israël.

Le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui a tué plus d’une centaine de personnes dans huit pays en l’espace de deux ans, n’est pas forcément plus près de déclencher une pandémie meurtrière, a rappelé hier l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Je pense (…) que c’est une maladie très difficilement transmissible à l’homme », a estimé le porte-parole de l’OMS, Dick Thompson. Jusqu’à présent, toutes les personnes infectées l’ont été par contact direct avec des oiseaux.
Les experts redoutent une mutation du H5N1 à la faveur d’une combinaison avec le virus de la grippe humaine. Une telle métamorphose pourrait donner naissance à un virus transmissible de l’homme à l’homme, au risque de provoquer une pandémie aussi redoutable que la grippe espagnole qui a tué des dizaines de millions de...