Deux événements apparemment sans rapport : l’interminable histoire belge de 120 pages, racontée par Serge Brammertz à des délégués de l’ONU qui le regardaient avec des yeux de merlans frits ; et le pince-fesse, place de l’Étoile, de 14 croums faisandés en train de phosphorer sur l’identité du caillou de Chebaa et l’avenir de la panoplie militaire de quelques moutons noirs palestiniens.
Deux historiettes ayant accouché de deux situations pour le moins opposées. D’abord, l’orgasme apoplectique des Syriens. Diable ! Pour une fois qu’à l’ONU on ne les traite pas en pestiférés, ça se fête, non ? Du coup, ils n’en croient pas leurs oreilles et multiplient les couches de pommade à l’adresse du Belgeux, qui jusque-là a choisi de les brosser dans le sens du poil avec une discrétion de violette. Une câlinothérapie à la limite vexante pour Bachar el-Assad qui va réellement finir par croire que pendant qu’on tuait au Liban, lui regardait passer les trains. Enfin, moins les Syriens en savent, mieux la justice se porte. Leur bonheur est ainsi appelé à durer jusqu’au prochain rapport. Mais ça ne fait pas de mal d’espérer en pointillé. Il sera toujours temps ensuite de se lamenter en continu.
Autres frères arabes, autres mœurs. La deuxième réaction nous arrive en droite ligne de chez Anouar Raja, l’inconnu palestinien aux deux prénoms. Porte-parole du Front populaire de libération de la Palestine/Commandement général, dont l’intitulé est aussi ronflant que le groupuscule est étriqué, Raja est entré dans une bronca hystérique, glapissant contre la trahison et le défi. Pas question de livrer sa quincaillerie militaire sans obtenir des droits sociaux pour des réfugiés qu’il ne connaît même pas, tant ils sont loin des bases du FPLP-CG. L’intermittent du neurone a pourtant raison. Où va le monde arabe si on ne peut plus libérer la Palestine du fin fond des tunnels de Naamé ? Non, mais !
Entre le motus et rapport cousu de Serge Brammertz et les petits petons réalisés par les clampins du dialogue, ainsi va le Liban cahin-caha. Un coup à hue, un coup à dia. Avis aux pharmaciens : de beaux jours en perspective pour le commerce des tranquillisants.
Gaby NASR
Deux événements apparemment sans rapport : l’interminable histoire belge de 120 pages, racontée par Serge Brammertz à des délégués de l’ONU qui le regardaient avec des yeux de merlans frits ; et le pince-fesse, place de l’Étoile, de 14 croums faisandés en train de phosphorer sur l’identité du caillou de Chebaa et l’avenir de la panoplie militaire de quelques moutons noirs palestiniens.
Deux historiettes ayant accouché de deux situations pour le moins opposées. D’abord, l’orgasme apoplectique des Syriens. Diable ! Pour une fois qu’à l’ONU on ne les traite pas en pestiférés, ça se fête, non ? Du coup, ils n’en croient pas leurs oreilles et multiplient les couches de pommade à l’adresse du Belgeux, qui jusque-là a choisi de les brosser dans le sens du poil avec une discrétion de violette. Une...
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