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Leçon italienne à des Allemands en crise à trois mois du Mondial

Le football italien a infligé en une semaine une impitoyable leçon aux Allemands avec la raclée à l’équipe nationale (4-1) puis la double élimination du Bayern Munich et de Brême de la Ligue des champions, des résultats de mauvais augure à 90 jours du Mondial en Allemagne. « Le football allemand est la risée de l’Europe », « Notre football est en ruines », « Désastre II », étaient quelques-uns des titres des médias allemands hier, au lendemain de la « honte » infligée au Bayern Munich sur le terrain de l’AC Milan (1-4), en huitième de finale retour de la C1 (1-1 à l’aller). L’humiliation du club le plus titré d’Allemagne a un goût de déjà-vu pour les Bavarois de la Nationalmannschaft, battue à plate couture sur le même score le 1er mars à Florence par la Squadra Azurra. Et, le Bayern continue de courir après un succès en Italie depuis plus de... 17 ans (3 décembre 1988 à Milan contre l’Inter battu 3-1). Joueurs d’exception En alignant les internationaux Sebastian Deisler et Bastian Schweinsteiger à Milan dès le coup d’envoi, l’entraîneur du Bayern, Felix Magath, pensait que c’était « une bonne occasion pour eux de se réhabiliter après le match à Florence ». En fait, ils ont fait pâle figure, à l’image de leur meneur de jeu, Michael Ballack, convoité par le club anglais de Chelsea. Les critiques à l’égard du Bayern sont « bien sûr justifiées, car 4 à 1 est un résultat sans appel », a jugé Magath. Et c’est en outre la plus lourde défaite du Bayern depuis 11 ans, de surcroît à San Siro, là où les Munichois avaient remporté en 2001 la Ligue des champions devant les Espagnols du FC Valence (1-1, 5-4 aux tirs au but). Aux yeux de Magath, le Bayern n’a « simplement pas des joueurs d’exception comme l’AC Milan avec l’Ukrainien Andrei Shevchenko et le Brésilien Kaka. Ce sont des joueurs de classe mondiale, dont nous n’atteignons pas tout à fait le niveau », a-t-il analysé. L’élimination du leader du championnat d’Allemagne de la plus prestigieuse des Coupes européennes intervient au lendemain de la sortie, très honorable celle-ci, du Werder Brême sur le terrain de la Juventus Turin (1-2), leader du Calcio. Lehman revient Dauphins du Bayern en championnat, les Brémois ont raté leur billet pour les quarts de finale en raison d’une incroyable bévue de leur gardien Tim Wiese en fin de rencontre, qui a effacé la prestation de haut niveau de Brême aussi bien au retour qu’à l’aller (3-2). Cette double élimination allemande de la Ligue des champions suscite des inquiétudes à trois mois du Mondial (9 juin-9 juillet) : « Notre football est en ruines », juge le quotidien populaire Bild. « Pauvre Allemagne ! » renchérit le bihedomadaire sportif Kicker paru hier dans son éditorial, en allusion à la prestation « désastreuse » des vice-champions du monde il y a une semaine en Italie et l’adieu du Bayern et de Brême à la plus prestigieuse des compétitions européennes. En conséquence, l’Allemagne sera absente des quarts de finale de la Ligue des champions – aucun club allemand n’a accédé aux demi-finales depuis 2002, année où Bayer Leverkusen s’est incliné en finale face au Real Madrid (1-2) – à une notable exception près : le gardien d’Arsenal, Jens Lehmann, dont le club a éliminé le Real Madrid grâce notamment à une excellente prestation de Lehmann, dont le nom a été scandé par les supporteurs londoniens. Une qualification qui pourrait profiter au portier international allemand en concurrence avec l’incontournable Bavarois Oliver Kahn pour garder les buts de l’équipe d’Allemagne au Mondial.
Le football italien a infligé en une semaine une impitoyable leçon aux Allemands avec la raclée à l’équipe nationale (4-1) puis la double élimination du Bayern Munich et de Brême de la Ligue des champions, des résultats de mauvais augure à 90 jours du Mondial en Allemagne.
« Le football allemand est la risée de l’Europe », « Notre football est en ruines », « Désastre II », étaient quelques-uns des titres des médias allemands hier, au lendemain de la « honte » infligée au Bayern Munich sur le terrain de l’AC Milan (1-4), en huitième de finale retour de la C1 (1-1 à l’aller).
L’humiliation du club le plus titré d’Allemagne a un goût de déjà-vu pour les Bavarois de la Nationalmannschaft, battue à plate couture sur le même score le 1er mars à Florence par la Squadra Azurra. Et, le Bayern continue...