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Nassib Lahoud appelle à l’élection d’un nouveau président pour gérer le dialogue

Le chef du Renouveau démocratique, Nassib Lahoud, a estimé hier dans une déclaration à la presse que l’élection d’un nouveau président de la République « est une nécessité non pas seulement à cause de la prolongation forcée du mandat présidentiel et de la violation de la Constitution, mais en raison surtout de la paralysie des institutions et de la vie politique, de la terrible dégradation économique, de l’émigration des cerveaux et de la nécessité d’une réforme politique et administrative ». Concernant le dialogue en cours place de l’Étoile, il a jugé que son intérêt réside dans le fait que c’est la première fois que les Libanais se retrouvent pour discuter, sans tutelle étrangère. « Nous devons accomplir notre devoir à ce niveau, puis nous pourrons solliciter le soutien des autres après avoir jeté les bases nécessaires à une entente interne », a-t-il déclaré. Selon M. Lahoud, « personne ne doit penser que les sujets à l’ordre du jour seront réglés en quelques jours, surtout que les préparatifs n’étaient pas suffisants » au niveau des participants. « Au cours de cette période, il faudra cependant obtenir un changement au niveau de la présidence de la République pour que le nouveau chef de l’État puisse gérer et parrainer ce dialogue », a dit le chef du Renouveau démocratique. Il a réaffirmé sa candidature à la tête de l’État au cas où les forces du 14 Mars voudraient le soutenir en tant que remplaçant consensuel d’Émile Lahoud, estimant que le nouveau président devrait être à même d’assurer le bon fonctionnement de la vie politique, d’assumer le rôle d’arbitre entre les institutions et être capable de favoriser des consensus. En réponse à une question, M. Lahoud a indiqué que « personne ne veut désarmer le Hezbollah par la force » et que « tout le monde souhaite régler cette question à travers le dialogue du moment que la présence d’armes aux mains du Hezbollah ne fait plus l’unanimité au niveau national, comme c’était le cas avant la libération du Liban-Sud en l’an 2000 ». Il a également jugé nécessaire un dialogue autour des moyens de faire face aux dangers israéliens qui pèsent sur le Liban, « sans pour autant se heurter à la légalité internationale ». Selon le chef du Renouveau démocratique, les doutes au sujet de l’appartenance des fermes de Chebaa doivent être dissipés. Pour lui, une délimitation des frontières avec la Syrie « n’est pas un acte hostile à l’encontre de Damas ». S’il a affirmé que personne ne prend pour cible le Hezbollah ou la Syrie, il a en revanche jugé inadmissible que le Liban soit exploité dans le cadre de conflits régionaux dans l’intérêt de Téhéran ou de Damas.
Le chef du Renouveau démocratique, Nassib Lahoud, a estimé hier dans une déclaration à la presse que l’élection d’un nouveau président de la République « est une nécessité non pas seulement à cause de la prolongation forcée du mandat présidentiel et de la violation de la Constitution, mais en raison surtout de la paralysie des institutions et de la vie politique, de la terrible dégradation économique, de l’émigration des cerveaux et de la nécessité d’une réforme politique et administrative ».
Concernant le dialogue en cours place de l’Étoile, il a jugé que son intérêt réside dans le fait que c’est la première fois que les Libanais se retrouvent pour discuter, sans tutelle étrangère. « Nous devons accomplir notre devoir à ce niveau, puis nous pourrons solliciter le soutien des autres après avoir...