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Émié chez Aoun : La France appuie le dialogue national interlibanais

L’ambassadeur de France, Bernard Émié, a réaffirmé hier que son pays « ne s’ingère pas dans les affaires intérieures libanaises, mais que son action, tout au contraire, vise à faire cesser les ingérences étrangères dans ce pays ». M. Émié, qui s’exprimait à l’issue de sa rencontre avec le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, a souligné « l’importance que la France attache à l’indépendance et à la pleine souveraineté du Liban, et dès lors, à la mise en œuvre de la résolution 1559 dans toutes ses dimensions », a-t-il précisé. Le diplomate a en outre exprimé devant le général Aoun l’appui de son pays « au dialogue national qui, a-t-il dit, sera l’occasion pour les plus hauts responsables libanais de réaffirmer leur volonté de vivre ensemble dans la paix, de consolider leurs liens, de trouver entre eux, et entre eux seuls, et par la voie du dialogue, des éléments de réponses aux grandes questions qui se posent à ce pays ». Et M. Émié d’ajouter : « Il s’agit là naturellement d’une initiative heureuse et d’un processus positif. Je suis convaincu de la volonté de chacun de faire prévaloir l’esprit d’entente, de coexistence, dans l’intérêt de tous et avant tout dans l’intérêt de l’avenir de ce pays, de sa cohésion, de sa prospérité, de sa pleine indépendance, de sa pleine insertion dans le monde d’aujourd’hui.» Également parmi les sujets évoqués, les questions économiques et la nécessité d’entamer les réformes escomptées préludant à la conférence des amis du Liban. À ce propos, le diplomate a « formé le vœu que le gouvernement libanais puisse poursuivre son action résolue et ses efforts pour apporter des solutions aux problèmes concrets des Libanais et pour engager les réformes indispensables ». Il a en outre exprimé « le souhait de la France que le programme de réformes économiques, administratives et financières préparé sous l’égide du Premier ministre (…) puisse recueillir un très large consensus de tous les Libanais afin que nous puissions préparer ensemble la conférence des amis du Liban, dite de Beyrouth I ». M. Émié a répondu par la négative à la question de savoir si le dossier de la présidence de la République et la candidature de M. Aoun ont été évoqués. Prié de commenter l’accord conclu entre le chef du CPL et le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, il a répondu : « Nous n’avons pas l’habitude de commenter des documents de travail qui sont discutés entre des parties libanaises, mais ma conviction est que les parties libanaises sont attachées à l’application de toutes les résolutions des Nations unies, dont la 1559. » Le général Aoun a par ailleurs reçu le représentant du Hamas au Liban, Oussama Hamdane, qui a évoqué avec lui la question du dialogue libano-palestinien. M. Aoun a rencontré en soirée le député FL Georges Adwan.
L’ambassadeur de France, Bernard Émié, a réaffirmé hier que son pays « ne s’ingère pas dans les affaires intérieures libanaises, mais que son action, tout au contraire, vise à faire cesser les ingérences étrangères dans ce pays ».
M. Émié, qui s’exprimait à l’issue de sa rencontre avec le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, a souligné « l’importance que la France attache à l’indépendance et à la pleine souveraineté du Liban, et dès lors, à la mise en œuvre de la résolution 1559 dans toutes ses dimensions », a-t-il précisé.
Le diplomate a en outre exprimé devant le général Aoun l’appui de son pays « au dialogue national qui, a-t-il dit, sera l’occasion pour les plus hauts responsables libanais de réaffirmer leur volonté de vivre ensemble dans la paix, de consolider leurs...