Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Amine Gemayel : Nous voulons une présidence forte qui assumerait ses responsabilités

L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a estimé hier que la réalité rendait nécessaire un changement au niveau de la présidence de la République, tout en plaidant en faveur d’une présidence forte qui assumerait ses responsabilités. M. Gemayel a reçu l’ancien député Tammam Salam, avec qui il a évoqué les derniers développements au plan politique. « Nous avons évoqué la situation générale, et tout particulièrement le dialogue auquel a appelé le président Nabih Berry. Nous nous sommes entendus sur la plupart des points pour faire face aux échéances. Cela nécessite beaucoup de sagesse et de finesse. Nous souhaitons pouvoir unifier nos efforts afin de parvenir à des solutions servant l’intérêt de la nation », a indiqué le président Gemayel. Interrogé sur la position de l’ancien Premier ministre Sélim Hoss, selon qui le dialogue sera « stérile » compte tenu des dissensions actuelles, l’ancien chef de l’État a répondu : « Si nous étions unis et d’accord sur une seule opinion, le dialogue ne serait pas nécessaire. La plupart des leaders se sont entendus sur l’initiative et nous irons jeudi à la Chambre. Nous souhaitons que les résultats soient positifs », a indiqué M. Gemayel. « Je ne suis pas optimiste ou pessimiste, a-t-il précisé, mais je suis déterminé à dialoguer. Ce pays est à nous, nous en sommes responsables, et nous n’avons d’autre option que celle de réussir à parvenir à un dénominateur commun. » Interrogé sur les moyens constitutionnels à travers lesquels la majorité souhaite obtenir la destitution du président Lahoud et sur leurs chances de réussite, l’ancien président a répondu : « N’entrons pas dans la problématique légale et constitutionnelle. La plupart des parties sont d’accord sur le fait que la présidence de la République ne peut pas se maintenir dans cet état. Le système au Liban repose sur trois pôles constitutionnels, à savoir la présidence de la République, la présidence de la Chambre et la présidence du Conseil. Lorsque l’un des trois pôles est paralysé, c’est toute la vie constitutionnelle et nationale qui l’est à son tour. Le problème n’est plus dans les moyens d’initier le changement, que ce soit par le biais de la Constitution, des modifications constitutionnelles ou de la rue. La question est nationale, et tous les leaderships sont désormais convaincus de la nécessité du changement. Le président Lahoud aussi devrait en être convaincu, et nous devrions œuvrer ensemble pour trouver le meilleur moyen de réaliser ce changement. » Répondant ensuite à une question au sujet de la position du secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, qui avait indiqué que « la majorité des Libanais ne souhaite pas le départ d’Émile Lahoud », Amine Gemayel a répondu : « La plupart des parties parlent de changement. Nous devons œuvrer avec sagesse et réalisme, placer l’intérêt du pays au-dessus de toute considération et réfléchir à la nécessité d’édifier l’État fort et capable de préserver les intérêts supérieurs de la nation et la dignité et la sécurité des citoyens. L’État devrait en principe détenir le monopole des décisions liées à l’exercice de la souveraineté. » Concernant le ralliement du bloc Aoun ou du bloc Berry à la Chambre pour obtenir la majorité capable de destituer le président Lahoud, l’ancien président a indiqué : « Il ne s’agit plus d’une question de minorité et de majorité. Il existe une réalité représentée par la nécessité du changement. Nous nous noyons dans d’immenses marécages, ce qui n’est pas sans avoir des répercussions sur le plan social et économique au quotidien. Le Liban ne peut plus supporter cela. Ce n’est pas nous qui paralysons le rôle de la présidence. Nous réclamons une présidence forte qui aurait toutes les prérogatives et qui assumerait ses responsabilités. Il est déplorable que la vie nationale soit paralysée. » De son côté, l’ancien député Tammam Salam a estimé que « le pays avait grand besoin de changement », considérant qu’un « grand nombre de forces politiques et de Libanais pensent qu’il est nécessaire de résoudre le problème de la présidence de la République pour que la situation s’améliore ». Il convient, par ailleurs, de signaler qu’une délégation du Parti socialiste progressiste, formée notamment des députés Akram Chéhayeb et Alaeddine Terro, a été reçue hier au siège du parti Kataëb à Saïfi où elle a tenu une réunion avec une délégation Kataëb, en présence notamment du ministre de l’Industrie Pierre Gemayel et du député Antoine Ghanem. Les deux formations ont ensuite publié un communiqué commun dans lequel elles ont mis en exergue la nécessité d’un dialogue national pour préserver la stabilité du pays et l’importance d’un consensus entre les forces politiques sur le départ du président de la République par les moyens légaux et constitutionnels. Elles ont également rejeté le recours à la confrontation dans la rue, tout en mettant en évidence le droit du peuple libanais à manifester de manière pacifique et démocratique, dans le respect de la loi et de la sécurité.
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a estimé hier que la réalité rendait nécessaire un changement au niveau de la présidence de la République, tout en plaidant en faveur d’une présidence forte qui assumerait ses responsabilités.
M. Gemayel a reçu l’ancien député Tammam Salam, avec qui il a évoqué les derniers développements au plan politique.
« Nous avons évoqué la situation générale, et tout particulièrement le dialogue auquel a appelé le président Nabih Berry. Nous nous sommes entendus sur la plupart des points pour faire face aux échéances. Cela nécessite beaucoup de sagesse et de finesse. Nous souhaitons pouvoir unifier nos efforts afin de parvenir à des solutions servant l’intérêt de la nation », a indiqué le président Gemayel.
Interrogé sur la position de l’ancien...