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Libye Des femmes sont détenues arbitrairement dans des « centres sociaux », accuse HRW

Une centaine de femmes et de jeunes filles sont arbitrairement détenues en Libye dans des « centres sociaux » qui s’apparentent en réalité à des prisons, a accusé hier l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). Ces lieux sont censés être des centres de « réhabilitation sociale » à destination des femmes et jeunes filles qui se sont « mal conduites moralement », affirme HRW. Elles y sont l’objet de nombreuses violations des droits humains, accuse l’organisation. L’ONG, dont le siège est à New York, relève notamment des violations de leur liberté de mouvement, de leur dignité personnelle, de leur droit à un procès équitable et de leur vie privée. Ces femmes sont ainsi retenues alors qu’elles n’ont commis aucun crime, poursuit HRW, qui appelle à leur libération immédiate. Certaines sont là car elles ont été ostracisées pour l’« honneur » par leurs familles après avoir été victimes de viols. Nombre d’entre elles ont été emmenées dans ces lieux contre leur volonté, tandis que certaines s’y sont rendues d’elles-mêmes, car elles n’avaient pas de toit après avoir été rejetées par leurs proches, précise HRW. Les femmes ne sont pas autorisées à quitter les lieux et sont parfois l’objet de longues périodes d’isolement. Elles sont également examinées médicalement pour vérifier leur virginité, ne bénéficient d’aucune éducation en dehors de cours hebdomadaires d’éducation religieuse et ne bénéficient d’aucune représentation légale pour les défendre.Leur seul espoir est qu’un parent masculin les en fasse sortir, soit pour se marier soit pour retourner auprès de leurs familles.
Une centaine de femmes et de jeunes filles sont arbitrairement détenues en Libye dans des « centres sociaux » qui s’apparentent en réalité à des prisons, a accusé hier l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). Ces lieux sont censés être des centres de « réhabilitation sociale » à destination des femmes et jeunes filles qui se sont « mal conduites moralement », affirme HRW. Elles y sont l’objet de nombreuses violations des droits humains, accuse l’organisation. L’ONG, dont le siège est à New York, relève notamment des violations de leur liberté de mouvement, de leur dignité personnelle, de leur droit à un procès équitable et de leur vie privée. Ces femmes sont ainsi retenues alors qu’elles n’ont commis aucun crime, poursuit HRW, qui appelle à leur libération...