La Cour suprême dénonce
les « discriminations » envers la minorité arabe
le 28 février 2006 à 00h00
La Cour suprême d’Israël a dénoncé hier la « discrimination » dont est victime la minorité arabe depuis la création de l’État, s’opposant à un plan visant à favoriser des localités juives, apprend-on de source judiciaire.
Les sept juges de la cour ont estimé à l’unanimité que les autorités « exerçaient une politique discriminatoire » à l’encontre de la population arabe.
Ils ont jugé qu’un plan visant à créer des « zones de priorité nationale » devait être annulé dans la mesure où il renforçait cette discrimination.
Le président de la cour, le juge Aharon Barak, a souligné que ce plan « accordait des avantages à 500 localités juives contre seulement quatre arabes, alors que le secteur arabe est déjà très défavorisé concernant l’éducation ».
La cour avait été saisie d’un appel de l’association Adalah, un organisme composé de juristes agissant pour la défense des droits de la minorité arabe.
De nombreux rapports d’ONG ont accusé l’État de discriminer la minorité arabe, mais c’est la première fois que la Cour suprême reconnaît une telle discrimination aussi ouvertement.
Les Arabes sont victimes d’une discrimination économique, sociale et politique, a ainsi estimé en 2004 l’organisation arabo-israélienne Mossawa.
Selon elle, les agglomérations arabes souffrent d’un sous-développement « extrême », notamment les villages bédouins non reconnus qui ne bénéficient pas des services municipaux comme l’électricité.
Un rapport de Mossawa a affirmé que les différents ministères israéliens consacraient souvent moins de 7 % de leur budget aux communautés arabes et fait état d’un « soutien insuffisant au système éducatif arabe », résultant en un niveau d’éducation plus bas et une main-d’œuvre non qualifiée qui touche environ 60 % du salaire moyen d’un employé juif. De plus, seulement 6 % des Arabes israéliens travaillent au gouvernement, selon Mossawa.
La Cour suprême d’Israël a dénoncé hier la « discrimination » dont est victime la minorité arabe depuis la création de l’État, s’opposant à un plan visant à favoriser des localités juives, apprend-on de source judiciaire.
Les sept juges de la cour ont estimé à l’unanimité que les autorités « exerçaient une politique discriminatoire » à l’encontre de la population arabe.
Ils ont jugé qu’un plan visant à créer des « zones de priorité nationale » devait être annulé dans la mesure où il renforçait cette discrimination.
Le président de la cour, le juge Aharon Barak, a souligné que ce plan « accordait des avantages à 500 localités juives contre seulement quatre arabes, alors que le secteur arabe est déjà très défavorisé concernant l’éducation ».
La cour avait été saisie d’un appel...
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