L’Asie souhaite garder de bonnes relations avec l’Iran, pétrole oblige
le 27 février 2006 à 00h00
Tandis que le ton monte entre Téhéran et l’Occident, en raison du programme nucléaire iranien, le Japon et les grands pays d’Asie s’efforcent de conserver de bonnes relations avec la République islamique. Pétrole oblige.
Le Japon, qui accueille aujourd’hui le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, s’est donné pour ambition de désamorcer la crise nucléaire grandissante entre l’Iran et la communauté internationale. En recevant M. Mottaki, un ancien ambassadeur d’Iran au Japon (1995-1999), Tokyo entend profiter de sa bonne entente traditionnelle avec Téhéran pour jouer les médiateurs. « Notre pays, qui maintient des relations amicales avec l’Iran, va essayer de faire en sorte que cette nation riche en ressources énergétiques ne soit pas isolée du reste du monde », a promis le numéro deux du gouvernement nippon, Shinzo Abe. « Le Japon est en position de transmettre à l’Iran les inquiétudes des Occidentaux », a ajouté M. Abe.
L’attitude de Tokyo n’est pas de la pure philanthropie : « Il est essentiel pour les intérêts nationaux du Japon et la stabilité au Moyen-Orient d’éviter le chaos dans la région », a souligné le chef de la diplomatie nippone, Taro Aso. Il a d’ailleurs reconnu « l’énorme dépendance » de la deuxième économie mondiale vis-à-vis du pétrole iranien (15 % du brut importé par l’archipel vient d’Iran).
La Chine aussi dépend du brut iranien (13 % de ses importations pétrolières) pour alimenter sa phénoménale croissance industrielle. « Pékin veut donner à Téhéran un délai pour sauver la face afin de réduire les tensions et éviter des sanctions », souligne Jing-dong Yuan, spécialiste de la prolifération en Asie à Monterey (Californie).
En revanche, la situation est plus compliquée pour le troisième géant asiatique, l’Inde, elle-même récente puissance atomique, déchirée entre sa volonté d’améliorer ses relations avec les États-Unis et de développer ses liens énergétiques avec l’Iran, sur fond de tensions récurrentes avec son voisin pakistanais, État musulman et lui aussi nucléaire.
Tandis que le ton monte entre Téhéran et l’Occident, en raison du programme nucléaire iranien, le Japon et les grands pays d’Asie s’efforcent de conserver de bonnes relations avec la République islamique. Pétrole oblige.
Le Japon, qui accueille aujourd’hui le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, s’est donné pour ambition de désamorcer la crise nucléaire grandissante entre l’Iran et la communauté internationale. En recevant M. Mottaki, un ancien ambassadeur d’Iran au Japon (1995-1999), Tokyo entend profiter de sa bonne entente traditionnelle avec Téhéran pour jouer les médiateurs. « Notre pays, qui maintient des relations amicales avec l’Iran, va essayer de faire en sorte que cette nation riche en ressources énergétiques ne soit pas isolée du reste du monde », a promis le...
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