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ÉNERGIE L’Espagne étudie des mesures pour contrer l’offre d’E.ON sur Endesa

Le gouvernement espagnol étudie une série de mesures pour contrer l’offre du géant énergétique allemand E.ON sur Endesa, alors que Gas Natural continue de recevoir le soutien d’entreprises prêtes à l’aider dans la bataille pour le contrôle du premier groupe d’électricité espagnol. L’Exécutif prépare une réforme pour freiner les fortes hausses du prix du kilowatt sur le marché de gros (pool) de l’électricité, réduisant ainsi les perspectives de bénéfices pour ce secteur dont certaines branches sont encore réglementées en Espagne. Cette réforme annoncée début février devrait être approuvée très bientôt par le Conseil des ministres, dont la prochaine réunion aura lieu aujourd’hui, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Industrie. En janvier 2006, le prix du kilowatt sur le marché de gros de l’électricité en Espagne a bondi de 66 % par rapport au même mois de janvier 2005 et de 195 % par rapport à celui de 2004, selon des chiffres du ministère de l’Industrie. Selon la radio nationale espagnole, le gouvernement envisagerait également d’élargir les fonctions de la Commission nationale de l’énergie (régulateur), lui permettant d’étudier l’offre de E.ON et d’y opposer son veto si elle affecte les activités réglementées du transport et de la distribution de l’électricité. L’offre de rachat présentée par le groupe allemand doit être analysée par les autorités espagnoles car elle peut avoir des répercussions sur l’approvisionnement énergétique et les lignes d’action prioritaires de la politique énergétique espagnole, a réclamé un haut responsable du ministère de l’Industrie, Antonio Fernandez Segura. Toutefois, le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a écarté mercredi la possibilité d’avoir recours à « l’action spécifique » de l’Exécutif dans Endesa pour bloquer l’opération. Bruxelles juge cet instrument « non compatible avec la réglementation européenne ». Peu avant, M. Zapatero avait exprimé publiquement sa réticence à l’offre de E.ON, qui va à l’encontre de la volonté de Madrid de maintenir sous contrôle espagnol les activités énergétiques stratégiques. Selon plusieurs journaux espagnols, le premier groupe gazier espagnol Gas Natural cherche des partenaires pour renchérir son OPA hostile sur Endesa et compterait pour cela sur la collaboration du gouvernement. Le deuxième groupe espagnol de BTP et services, Fomento de Construcciones y Contratas (FCC), a assuré hier qu’il étudierait avec « intérêt » une éventuelle proposition de Gas Natural pour se joindre à son OPA hostile sur Endesa. La première banque espagnole, Santander Central Hispano (SCH), serait également intéressée à participer à cette opération, selon le journal El Mundo. Dans l’autre camp, le président d’Endesa, Manuel Pizarro, a assuré n’avoir conclu aucun accord avec E.ON. Le conseil d’administration de son entreprise a jugé « insuffisant » le prix proposé par le groupe allemand tout en qualifiant de « positive » sa démarche.
Le gouvernement espagnol étudie une série de mesures pour contrer l’offre du géant énergétique allemand E.ON sur Endesa, alors que Gas Natural continue de recevoir le soutien d’entreprises prêtes à l’aider dans la bataille pour le contrôle du premier groupe d’électricité espagnol.
L’Exécutif prépare une réforme pour freiner les fortes hausses du prix du kilowatt sur le marché de gros (pool) de l’électricité, réduisant ainsi les perspectives de bénéfices pour ce secteur dont certaines branches sont encore réglementées en Espagne.
Cette réforme annoncée début février devrait être approuvée très bientôt par le Conseil des ministres, dont la prochaine réunion aura lieu aujourd’hui, a indiqué un porte-parole du ministère de l’Industrie.
En janvier 2006, le prix du kilowatt sur le marché de...