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JAPON La reprise économique se confirme, mais la Bourse s’inquiète

L’économie japonaise a progressé un peu plus fort que prévu au quatrième trimestre 2005, grâce à une vague de froid qui a dopé la consommation intérieure et à des exportations toujours soutenues, une bonne nouvelle qui a paradoxalement fait chuter la Bourse de Tokyo. Les investisseurs craignent en effet que la confirmation de la reprise dans la deuxième économie du monde n’incite la Banque du Japon à abandonner plus tôt que prévu sa politique monétaire ultra-accommodante et à relever ses taux d’intérêt. D’octobre à décembre, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a augmenté de 1,4 % par rapport au trimestre précédent, et de 5,5 % en rythme annuel, a annoncé hier le gouvernement nippon. Les économistes ne s’attendaient en moyenne qu’à une hausse de 1,2 % sur trois mois et de 5,0 % en rythme annuel, selon un sondage du quotidien Nihon Keizai Shimbun (Nikkei). Sur l’ensemble de 2005, la croissance du PIB s’affiche à 2,8 %. L’objectif gouvernemental de croissance de 2,7 % pour l’année budgétaire 2005-2006, qui se termine fin mars, devrait donc être très facilement atteint. Selon le gouvernement, les basses températures enregistrées au Japon au cours des derniers mois de 2005 ont provoqué une ruée des consommateurs nippons vers les appareils de chauffage, le fioul et les vêtements chauds. Le commerce extérieur, soutenu par la faiblesse du yen et la forte demande des économies américaine et chinoise en voitures japonaises et en produits électroniques notamment, a également fortement contribué au bon chiffre du quatrième trimestre, auquel il a apporté 0,6 point de pourcentage. Ces excellentes nouvelles n’ont cependant guère enthousiasmé la Bourse de Tokyo, où l’indice Nikkei a dégringolé hier de 2,06 %. Selon les opérateurs, le marché craint que la confirmation de la reprise économique ne rende la Banque du Japon encore plus impatiente de resserrer sa politique monétaire actuelle. Cette politique dite « d’assouplissement quantitatif », qui consiste à inonder le marché de liquidités tout en maintenant les taux à court terme à zéro, avait été adoptée en 2001 pour stimuler l’activité et freiner la déflation. Mais au vu des statistiques publiées hier, qui s’ajoutent au fait que les prix ont cessé de chuter depuis octobre, « le risque d’assister avant la fin de l’année à une première hausse des taux s’amplifie », avertit Hiromichi Shirakawa, économiste chez UBS, dans une note à ses clients. « Grâce à la reprise économique soutenue et aux légères augmentations des prix à la consommation, les chances d’abolir la politique d’assouplissement quantitatif augmentent graduellement », a d’ailleurs confirmé hier le gouverneur adjoint de la Banque centrale, Kazumasa Iwata. Jusqu’à présent, la plupart des analystes pressentent un resserrement de l’offre de liquidités de la Banque centrale au mois d’avril, et un retour aux taux d’intérêt à court terme positifs vers la mi-2007.
L’économie japonaise a progressé un peu plus fort que prévu au quatrième trimestre 2005, grâce à une vague de froid qui a dopé la consommation intérieure et à des exportations toujours soutenues, une bonne nouvelle qui a paradoxalement fait chuter la Bourse de Tokyo.
Les investisseurs craignent en effet que la confirmation de la reprise dans la deuxième économie du monde n’incite la Banque du Japon à abandonner plus tôt que prévu sa politique monétaire ultra-accommodante et à relever ses taux d’intérêt.
D’octobre à décembre, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a augmenté de 1,4 % par rapport au trimestre précédent, et de 5,5 % en rythme annuel, a annoncé hier le gouvernement nippon.
Les économistes ne s’attendaient en moyenne qu’à une hausse de 1,2 % sur trois mois et de 5,0 % en rythme...