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SERVICES L’état des négociations à l’OMC « légèrement inquiétant »

Les discussions en cours à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation des services prennent un tour « légèrement inquiétant » malgré l’adoption à Hong Kong d’une nouvelle méthode de négociations, a déclaré hier un haut responsable de l’institution. Lors de leur conférence ministérielle organisée en décembre dans la métropole chinoise, les 149 pays membres de l’OMC ont convenu d’une approche « plurilatérale » pour les négociations sur les services. Ce terme signifie que les pays membres qui le désirent peuvent mettre en commun leurs demandes d’ouverture d’un ou plusieurs secteurs, comme les services financiers, les transports ou le tourisme, en direction d’autres pays. Cette technique de négociation remplace la méthode d’offres et de demandes bilatérales qui prévalait jusqu’à Hong Kong mais qui n’a pas eu les résultats escomptés. Une quinzaine de demandes collectives, actuellement en préparation, devraient être déposées avant la fin du mois, a rapporté devant la presse le directeur de la division des services de l’OMC, Hamid Mamdouh. « Ce que j’entends dire à propos de ces demandes collectives est légèrement inquiétant », a-t-il déclaré. Les pays demandeurs ayant des niveaux d’ambition différents, « ils tendent à se mettre d’accord parfois sur le plus petit dénominateur commun », a-t-il déploré. Les participants ont en principe jusqu’à la fin juillet pour déposer devant l’OMC des offres révisées d’ouverture de leur secteur des services puis jusqu’à la fin octobre pour remettre leurs listes d’engagements définitives. Ces négociations s’inscrivent dans le cadre du cycle de négociations lancé à Doha (Qatar) en 2001 et qui aurait déjà dû être bouclé à la fin de 2004. Le cycle doit désormais être conclu avant la fin de l’année. M. Mamdouh a regretté que les négociations sur les services soient souvent laissées de côté par les pays membres aux dépens de l’agriculture, qui ne représente qu’un dixième des échanges mondiaux. « Les ministres doivent commencer à discuter entre eux de ce qu’ils veulent obtenir concrètement en matière de services », a-t-il déclaré, alors que six grands acteurs de l’OMC (Australie, Brésil, États-Unis, Inde, Japon, UE) se retrouveront à Londres le 10 mars pour tenter de relancer les négociations.

Les discussions en cours à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation des services prennent un tour « légèrement inquiétant » malgré l’adoption à Hong Kong d’une nouvelle méthode de négociations, a déclaré hier un haut responsable de l’institution.
Lors de leur conférence ministérielle organisée en décembre dans la métropole chinoise, les 149 pays membres de l’OMC ont convenu d’une approche « plurilatérale » pour les négociations sur les services.
Ce terme signifie que les pays membres qui le désirent peuvent mettre en commun leurs demandes d’ouverture d’un ou plusieurs secteurs, comme les services financiers, les transports ou le tourisme, en direction d’autres pays. Cette technique de négociation remplace la méthode d’offres et de demandes bilatérales qui prévalait...