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ÉGYPTE Les Frères musulmans raillent les promesses de démocratie de Moubarak

Le chef spirituel des Frères musulmans, principale force d’opposition en Égypte, a raillé hier les promesses de « vraie démocratie » du président Hosni Moubarak, après le report des municipales. « On nous a cassé les oreilles avec les discours et les annonces sur le programme de réformes politiques du président, lors de la campagne électorale (pour le scrutin de septembre 2005), dans lequel il promettait une vraie démocratie et des élections honnêtes », a indiqué Mohammad Mehdi Akef. « Lorsque la date des municipales a approché, voilà que le président présente un projet de loi pour les reporter de deux ans », a ajouté le chef de la confrérie interdite, mais tolérée, qui a réalisé une percée spectaculaire aux récentes législatives en présentant des candidats « indépendants ». Il a affirmé, dans un communiqué, que M. Moubarak avait pris cette décision « de crainte d’un nouvel échec face aux Frères musulmans, surtout avec l’appui populaire qui a permis l’émergence des islamistes dans certains pays arabes ». M. Akef a par ailleurs estimé que les tentatives de l’Occident de mater la montée de l’islamisme avaient échoué. Parallèlement, l’immunité judiciaire de 4 juges égyptiens a été levée pour qu’ils soient interrogés par la Haute Cour de sûcurité de l’État sur des accusations de fraude qu’ils avaient lancées lors des dernières législatives, a-t-on appris hier de source judiciaire. Ahmad Mekki, Mahmoud Mekki et Hicham al-Bastawissi, juges à la Cour de cassation, sont accusés d’avoir divulgué à la presse des informations sur une implication de certains de leurs collègues dans des cas de fraude électorale lors du scrutin de novembre-décembre, a indiqué à l’AFP un responsable au Conseil supérieur de la justice (étatique). Quant au juge Mohammad Rida al-Khoudaïri, il sera interrogé sur une lettre qu’il avait envoyée au procureur général pour demander une enquête « pour des cas de fraude » dans le gouvernorat de Damanhour, selon cette source.
Le chef spirituel des Frères musulmans, principale force d’opposition en Égypte, a raillé hier les promesses de « vraie démocratie » du président Hosni Moubarak, après le report des municipales. « On nous a cassé les oreilles avec les discours et les annonces sur le programme de réformes politiques du président, lors de la campagne électorale (pour le scrutin de septembre 2005), dans lequel il promettait une vraie démocratie et des élections honnêtes », a indiqué Mohammad Mehdi Akef.
« Lorsque la date des municipales a approché, voilà que le président présente un projet de loi pour les reporter de deux ans », a ajouté le chef de la confrérie interdite, mais tolérée, qui a réalisé une percée spectaculaire aux récentes législatives en présentant des candidats « indépendants ». Il a affirmé, dans un...