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Actualités - Chronologie

Descente : une Dorfmeister de rêve, Montillet cauchemarde

Carole Montillet, fantôme de championne reléguée au 28e rang au terme d’une descente cauchemardesque, a au moins eu le courage de défendre un titre olympique finalement ravi par l’Autrichienne Michaela Dorfmeister, auteur d’une course de rêve hier à San Sicario. La Française, blessée lundi lors du second entraînement, a décidé mardi soir de prendre le départ malgré de vives douleurs au dos et surtout aux côtes. « J’avais un peu peur, je n’avais pas de visibilité et je n’ai fait qu’un entraînement. J’étais un peu diminuée », avouait-elle. « Je suis super déçue. Je n’ai pas fait une très grande course, mais j’étais là, j’étais aux Jeux. Les mouvements de terrain de la piste m’ont déstabilisée, je les ai tous ressentis. » Triste, forcément, meurtrie dans sa chair, visage tuméfié de boxeur, Montillet a réagi en championne malgré une descente courue avec le frein à main, la peur au ventre. Elle a encaissé un retard surréaliste de 4 secondes 54/100es, mais n’a jamais baissé les bras, avant de répondre patiemment et franchement aux sollicitations. Admiratif, mais peiné pour celle qui venait de perdre son titre olympique, l’encadrement français se consolait avec la bonne performance de Marie Marchand-Arvier, 15e à 1 sec 90/100es, son meilleur rang de la saison dans la discipline. Jacquemod transparente « Je suis vraiment heureuse. Je ne m’attendais pas à un tel résultat sur une piste vraiment sélective et avec une visibilité si médiocre », a déclaré la jeune skieuse des Contamines-Montjoie (Savoie) qui, à 20 ans, dispute ses premiers JO, et s’offre le luxe d’être la meilleure descendeuse française du jour, juste devant une Ingrid Jacquemod transparente. Partie avec le dossard 1, Marie Marchand-Arvier annonçait tout de suite que la Fraiteve, piste la plus longue et l’une des plus exigeantes du circuit, allait sacrer « la meilleure descendeuse du monde ». Bon pronostic. En vue dès le premier entraînement, Michaela Dorfmeister, la skieuse la plus régulière de la saison de descente, a été la seule des 44 concurrentes au départ à livrer une course exempte de fautes. Là où toutes ses rivales étaient bousculées par les mouvements de terrain, subissaient les pièges d’une piste pourtant plus lente qu’aux entraînements, « Dorf » a tout maîtrisé : les cahots du tracé, la ligne de ses skis, sinon parfaite du moins optimale au regard des conditions. Intouchable En regardant le tableau lumineux, l’Autrichienne a immédiatement compris. Avec plus d’une seconde d’avance au classement provisoire, elle devenait intouchable. Avant même le départ de la Suédoise Anja Paerson, dernière des favorites à s’élancer, et malgré le moment de terreur vécu en assistant à la performance de l’inattendue Suissesse Martina Schild, 2e à 37/100es, Dorfmeister avait déjà commencé à pleurer de joie. Durant la course de Paerson, elle rongeait ses gants, en larmes, effrayée par les intermédiaires de la Suédoise, en tête sur le haut du parcours avant d’échouer à la troisième place. « Je ne peux pas y croire. Lorsque j’ai vu mon temps, et l’écart que j’avais creusé, j’ai pensé que j’avais dû réussir une course de folie. C’est énorme », pleurait la nouvelle championne olympique, qui succède à Anne-Marie Moser-Pröll, dernière Autrichienne à s’être imposée dans une descente olympique, en 1980 à Lake Placid (États-Unis). Michaela Dorfmeister ne pensera plus désormais au centième de seconde qui lui avait manqué pour se parer de l’or olympique en super G en 1998 à Nagano (Japon) qui avait échu à l’Américaine Picabo Street. Son bonheur aurait pu être sans nuage si son amie Renate Goetschl, descendeuse la plus titrée en Coupe du monde et en bronze aux JO 2002, n’avait raté le podium pour 07/100es.
Carole Montillet, fantôme de championne reléguée au 28e rang au terme d’une descente cauchemardesque, a au moins eu le courage de défendre un titre olympique finalement ravi par l’Autrichienne Michaela Dorfmeister, auteur d’une course de rêve hier à San Sicario.
La Française, blessée lundi lors du second entraînement, a décidé mardi soir de prendre le départ malgré de vives douleurs au dos et surtout aux côtes. « J’avais un peu peur, je n’avais pas de visibilité et je n’ai fait qu’un entraînement. J’étais un peu diminuée », avouait-elle. « Je suis super déçue. Je n’ai pas fait une très grande course, mais j’étais là, j’étais aux Jeux. Les mouvements de terrain de la piste m’ont déstabilisée, je les ai tous ressentis. »
Triste, forcément, meurtrie dans sa chair, visage tuméfié de...