France
Paris empêtré dans le transfert vers
l’Inde du « Clemenceau » chargé d’amiante
le 15 février 2006 à 00h00
L’affaire du porte-avions français désarmé Clemenceau, dénoncée par l’opposition comme un fiasco, embarrassait de plus en plus hier le gouvernement, avant une visite du président Jacques Chirac dimanche en Inde, où Paris veut que le navire soit désamianté. Le sort du Clemenceau restait suspendu aux procédures judiciaires à New Delhi et en France, où le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, pourrait prononcer en fin de semaine la « suspension » de son transfert vers l’Inde. Jacques Chirac s’est « saisi directement » de ce dossier épineux pour le gouvernement, a annoncé le porte-parole de la présidence. Jusqu’à présent, c’est la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, qui était montée en première ligne pour défendre la position de la France, accusée de se débarrasser en Inde d’une carcasse flottante chargée de dizaines de tonnes d’amiante après avoir banni cette substance cancérigène sur son propre sol.
Pour sa part, le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré hier à Moscou que la France se conformerait « aux obligations et aux décisions de la justice » indienne et française, souhaitant que cela intervienne « très rapidement ». Parti de France le 31 décembre, l’ex- porte-avions en cours de remorquage se trouvait mardi à plus de 15 jours de mer des côtes de l’Inde, où il doit être démantelé et désamianté dans les chantiers d’Alang. La Cour suprême indienne a ordonné une expertise et interdit au navire de pénétrer dans les eaux territoriales de l’Inde avant sa prochaine réunion, fixée à vendredi. Elle doit déterminer si la fin du désamiantage et le démantèlement du Clemenceau sont conformes à la convention de Bâle sur les déchets dangereux (1989) et aux lois indiennes sur l’environnement.
L’affaire du porte-avions français désarmé Clemenceau, dénoncée par l’opposition comme un fiasco, embarrassait de plus en plus hier le gouvernement, avant une visite du président Jacques Chirac dimanche en Inde, où Paris veut que le navire soit désamianté. Le sort du Clemenceau restait suspendu aux procédures judiciaires à New Delhi et en France, où le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, pourrait prononcer en fin de semaine la « suspension » de son transfert vers l’Inde. Jacques Chirac s’est « saisi directement » de ce dossier épineux pour le gouvernement, a annoncé le porte-parole de la présidence. Jusqu’à présent, c’est la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, qui était montée en première ligne pour défendre la position de la France, accusée de se débarrasser en...
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