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Prolifération L’AIEA a reçu des plans d’un puits d’essais, peut-être nucléaires, en Iran

Des ingénieurs iraniens ont achevé les plans d’un puits qui pourrait servir à des essais militaires en profondeur, peut-être nucléaires, mais il n’y a pas d’indication que sa construction soit actuellement envisagée, a-t-on appris hier de sources diplomatiques à Vienne. Ces plans obtenus d’un disque dur en farsi ont été communiqués par les services de renseignements américains l’an dernier à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui a elle-même demandé des informations à l’Iran, a indiqué un diplomate occidental. L’AIEA s’est refusée à confirmer ces informations, d’abord publiées hier par le quotidien Washington Post. Un rapport de l’AIEA le 31 janvier indiquait cependant que l’Agence avait reçu des informations concernant des travaux sur des explosifs de forte puissance, ce que l’Iran a rejeté. Ces plans montrent un tunnel de 400 mètres équipé de capteurs à distance de pression et de chaleur, qui « semble clairement destiné à un essai souterrain », bien que le mot nucléaire ne soit pas mentionné dans les documents, a précisé un diplomate. Ils font aussi figurer un abri pour une équipe de contrôle à 10 km du puits. Le rapport du 31 janvier de l’AIEA fait aussi référence à des études pour la construction d’une usine secrète d’enrichissement d’uranium, à des documents en possession des Iraniens indiquant comment fabriquer des hémisphères d’uranium métal, un processus « associé à la bombe atomique », ainsi qu’à des informations selon lesquelles Téhéran aurait reçu des centrifugeuses sophistiquées P-2 d’un réseau de marché noir pakistanais. Bien qu’il n’ait pas, selon les services de renseignements, dépassé le stade de la planche à dessin, le projet est perçu par les responsables américains comme une confirmation de l’ambition de Téhéran de procéder un jour à un essai nucléaire, d’après le Washington Post. Des questions demeurent cependant au sujet de ces plans, note le journal. Ils ne sont pas datés ni signés, et ne mentionnent pas l’existence d’un programme d’acquisition et d’assemblage des composants nécessaires à la réalisation concrète du site.

Des ingénieurs iraniens ont achevé les plans d’un puits qui pourrait servir à des essais militaires en profondeur, peut-être nucléaires, mais il n’y a pas d’indication que sa construction soit actuellement envisagée, a-t-on appris hier de sources diplomatiques à Vienne. Ces plans obtenus d’un disque dur en farsi ont été communiqués par les services de renseignements américains l’an dernier à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui a elle-même demandé des informations à l’Iran, a indiqué un diplomate occidental. L’AIEA s’est refusée à confirmer ces informations, d’abord publiées hier par le quotidien Washington Post. Un rapport de l’AIEA le 31 janvier indiquait cependant que l’Agence avait reçu des informations concernant des travaux sur des explosifs de forte puissance, ce...