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Lahoud dénonce les « éléments infiltrés » qui ont tenté d’exploiter la manifestation

Le chef de l’État, Émile Lahoud, a mis en garde hier contre toute atteinte à l’unité nationale libanaise, stigmatisant l’agression contre l’église maronite Saint-Maron, à Gemmayzé, et les exactions qui ont accompagné la manifestation organisée pour protester contre la publication de caricatures du prophète Mohammad dans la presse danoise. « Le Liban a été parmi les premiers pays à dénoncer la campagne d’insultes dirigées contre le prophète, et à réagir sur les plans politique et diplomatique pour désavouer » cette campagne, a souligné le chef de l’État. Dénonçant les actes de subversion et la violence, M. Lahoud a indiqué que toute forme d’expression « doit se faire de manière démocratique et civilisée », sans « porter atteinte à l’unité nationale qui doit être sauvegardée et protégée par l’ensemble de Libanais ». Et le président de rappeler que le mécontentement suscité à l’issue de la publication des caricatures a été exprimé par l’ensemble des Libanais et non seulement par une certaine communauté. « Il n’est pas permis qu’une partie exploite cette situation et s’infiltre entre les manifestants en commettant des actes visant à servir les intérêts des ennemis du Liban », a-t-il ajouté. M. Lahoud a appelé l’ensemble des parties à prendre conscience du caractère critique de la situation et à ne pas entraîner le pays vers l’inconnu. Le chef de l’État a en outre contacté l’archevêque de Beyrouth, Mgr Boulos Mattar pour lui exprimer sa vive condamnation des agressions dont a fait l’objet l’église Saint-Maron. Il a également contacté le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audeh, pour s’en enquérir.
Le chef de l’État, Émile Lahoud, a mis en garde hier contre toute atteinte à l’unité nationale libanaise, stigmatisant l’agression contre l’église maronite Saint-Maron, à Gemmayzé, et les exactions qui ont accompagné la manifestation organisée pour protester contre la publication de caricatures du prophète Mohammad dans la presse danoise.
« Le Liban a été parmi les premiers pays à dénoncer la campagne d’insultes dirigées contre le prophète, et à réagir sur les plans politique et diplomatique pour désavouer » cette campagne, a souligné le chef de l’État.
Dénonçant les actes de subversion et la violence, M. Lahoud a indiqué que toute forme d’expression « doit se faire de manière démocratique et civilisée », sans « porter atteinte à l’unité nationale qui doit être sauvegardée et...