« Dites-nous la vérité », supplient les familles des naufragés
le 04 février 2006 à 00h00
Choqués, épuisés, exaspérés, les parents des victimes du naufrage de l’al-Salam 98 se heurtaient hier soir à Safaga, sur la mer Rouge, à l’absence totale d’informations sur le sort de leurs proches.
« Personne ne nous dit quoi que ce soit, c’est insupportable », se lamente Saïd Ali Saïd, venu s’enquérir du sort de son cousin, Sabeh Hamdi Chahine, 27 ans, qui travaillait au Koweït. « Qu’on me dise seulement s’il est mort ou vivant. »
« Quand j’ai allumé la radio ce matin, quel choc, j’ai tout de suite filé ici », dit Saïd, revêtu d’une galabiya et coiffé du turban de coton blanc des habitants de Haute Égypte, dans le sud du pays. Pour contenir leur poussée et calmer leur colère, des cordons de policiers ont été déployés. Les habitants de Safaga se sont joints aux familles, partageant leur anxiété qui n’a cessé d’augmenter au fil des heures.
Des cris, presque des slogans, fusent de cette foule qui n’arrive pas à comprendre pourquoi aucune liste n’a été publiée par les autorités. « Dites-nous la vérité », s’époumone un petit groupe que la police a tenté, en vain, de repousser. « Je ne sais rien, j’ai en assez, mais je vais repasser la nuit ici », dit Abdel Azem, originaire de Sohag, en Haute Égypte, qui était venu chercher son neveu Mahmoud Ahmad Mohammad, 30 ans, qui, lui aussi, travaillait au Koweït, ainsi qu’un neveu.
À l’hôpital de Safaga, un peu en retrait du port, quelques familles attendent l’arrivée des 400 miraculés. L’atmosphère est plus calme, presque résignée. Les causes du naufrage de ce navire appartenant à la compagnie maritime al-Salam Maritime Transport, dont le siège est au Caire, ont déjà donné naissance à une controverse.
Choqués, épuisés, exaspérés, les parents des victimes du naufrage de l’al-Salam 98 se heurtaient hier soir à Safaga, sur la mer Rouge, à l’absence totale d’informations sur le sort de leurs proches.
« Personne ne nous dit quoi que ce soit, c’est insupportable », se lamente Saïd Ali Saïd, venu s’enquérir du sort de son cousin, Sabeh Hamdi Chahine, 27 ans, qui travaillait au Koweït. « Qu’on me dise seulement s’il est mort ou vivant. »
« Quand j’ai allumé la radio ce matin, quel choc, j’ai tout de suite filé ici », dit Saïd, revêtu d’une galabiya et coiffé du turban de coton blanc des habitants de Haute Égypte, dans le sud du pays. Pour contenir leur poussée et calmer leur colère, des cordons de policiers ont été déployés. Les habitants de Safaga se sont joints aux familles, partageant...
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