Crise gazière
Le froid s’aggrave entre Tbilissi
et Moscou
le 28 janvier 2006 à 00h00
Le froid qui touche la Géorgie depuis le sabotage d’un gazoduc russe sévit aussi entre Tbilissi et Moscou : le président Mikheïl Saakachvili a appelé à l’union sacrée des Géorgiens, imputant leurs difficultés à la Russie. « Je suis stupéfait par la bonne organisation de notre peuple et sa compréhension de la situation. Cela rend fous ceux qui ont volontairement créé nos problèmes », a affirmé le président. M. Saakachvili a de nouveau accusé la Russie d’être derrière les deux explosions survenues côté russe la semaine dernière sur un gazoduc qui dessert la Géorgie et une troisième qui a détruit simultanément un pylône d’une ligne alimentant la Géorgie en électricité. Côté russe, où les travaux de réparation du gazoduc avaient été suspendus à plusieurs reprises, les responsables invoquant le mauvais temps et la découverte de nouveaux dommages, l’entreprise gérante de la canalisation, Kavkaztransgaz, a indiqué hier qu’elle « pourrait » commencer à la remplir de gaz samedi. Mais le directeur de Kavkaztransgaz, Vassili Zinoviev, a prévenu que l’opération prendrait du temps, car il fallait d’abord chasser des tuyaux le mélange explosif qui s’y était créé, puis harmoniser le fonctionnement des systèmes russe et géorgien. Entre-temps, le ministre géorgien de l’Énergie Nika Guilaouri s’est rendu à Téhéran où il a conclu un accord sur la livraison de gaz iranien afin de pallier l’absence d’hydrocarbure russe.
Le froid qui touche la Géorgie depuis le sabotage d’un gazoduc russe sévit aussi entre Tbilissi et Moscou : le président Mikheïl Saakachvili a appelé à l’union sacrée des Géorgiens, imputant leurs difficultés à la Russie. « Je suis stupéfait par la bonne organisation de notre peuple et sa compréhension de la situation. Cela rend fous ceux qui ont volontairement créé nos problèmes », a affirmé le président. M. Saakachvili a de nouveau accusé la Russie d’être derrière les deux explosions survenues côté russe la semaine dernière sur un gazoduc qui dessert la Géorgie et une troisième qui a détruit simultanément un pylône d’une ligne alimentant la Géorgie en électricité. Côté russe, où les travaux de réparation du gazoduc avaient été suspendus à plusieurs reprises, les responsables invoquant le...
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