Rechercher
Rechercher

Actualités

Coupe d’Allemagne : le FC St-Pauli, petit poucet mangeur d’ogre

Après celui du Hertha Berlin, le FC St-Pauli, pensionnaire de la 3e division allemande, a ramené le scalp du Werder Brême pour atteindre les demi-finales de la Coupe d’Allemagne de football et confirmer sa réputation de « mangeur d’ogre » de la Bundesliga. « Sensation sous la neige, le Werder éjecté par St-Pauli », titrait hier le quotidien populaire Bild, alors que le magazine Kicker assurait que « la fête continue ». « Tout est possible si nous sommes dans un bon jour », affirmait avant la victoire Holger Stanislavki, directeur sportif de St-Pauli, club du quartier chaud de Hambourg. Battus 3-1 par une équipe de « morts de faim », les joueurs et dirigeants du Werder avaient beau jeu de critiquer la décision de l’arbitre de faire jouer la rencontre malgré un terrain gelé, qui a gommé les différences techniques : « Ce match n’aurait jamais dû avoir lieu », a assuré l’entraîneur Thomas Schaaf, énervé par la blessure à l’épaule droite de son attaquant international Miroslav Klose, indisponible pour trois semaines. « Si on veut s’amuser, ça peut se faire, mais si on veut être sérieux, on ne peut pas décider de jouer dans ces conditions, a commenté, amer, le directeur sportif du Werder, l’ancien international Klaus Allofs. Il ne faut pas oublier que nous avons des joueurs qui doivent disputer le Mondial. » La Fédération (DFB) a cru bon de préciser qu’il n’y avait pas eu de pression de la télévision ARD, qui retransmettait le match. Sur la neige, le Werder s’est toutefois montré étonnamment éteint, à l’image de Tim Borowski, auteur d’un penalty manqué en tirant sur le gardien à la 78e minute, qui aurait permis au Werder de revenir à 3-2. « Quand le penalty n’est pas rentré, j’ai su qu’il ne se passerait plus rien », a expliqué le gardien de St-Pauli, Achim Hollerieth. Face à la supériorité technique des joueurs brêmois, les joueurs de St-Pauli, 3e du championnat régional nord, ont gagné avec leurs tripes, dans « l’enfer » du stade du Millerntor. St-Pauli « terreur » des « grands » Les 19 800 spectateurs n’avaient plus été à si belle fête depuis la victoire en championnat face au Bayern Munich (2-1), champion d’Europe en titre, en février 2002. Depuis, les T-shirts « vainqueur du vainqueur de la Coupe Intercontinentale » se vendent comme des petits pains. Cette saison, le FC St-Pauli a déjà croqué quatre clubs de divisions supérieures en Coupe d’Allemagne : Burghausen et Bochum (D2), puis le Hertha Berlin et Brême (D1) pour atteindre, pour la première fois de son histoire, le dernier carré de la Coupe. Cette victoire contre le Werder est importante pour le prestige mais aussi pour le portefeuille. Avec une dotation de 800 000 euros, elle va améliorer les finances de St-Pauli, endetté à hauteur de deux millions d’euros. Elle lui assure également la tenue d’une autre rencontre à domicile, les trois autres équipes restant en lice étant des clubs de l’élite (Bayern Munich, Bielefeld et Francfort). St-Pauli connaîtra l’identité de son adversaire en demi-finale à l’issue du tirage au sort qui sera effectué samedi soir.
Après celui du Hertha Berlin, le FC St-Pauli, pensionnaire de la 3e division allemande, a ramené le scalp du Werder Brême pour atteindre les demi-finales de la Coupe d’Allemagne de football et confirmer sa réputation de « mangeur d’ogre » de la Bundesliga.
« Sensation sous la neige, le Werder éjecté par St-Pauli », titrait hier le quotidien populaire Bild, alors que le magazine Kicker assurait que « la fête continue ».
« Tout est possible si nous sommes dans un bon jour », affirmait avant la victoire Holger Stanislavki, directeur sportif de St-Pauli, club du quartier chaud de Hambourg.
Battus 3-1 par une équipe de « morts de faim », les joueurs et dirigeants du Werder avaient beau jeu de critiquer la décision de l’arbitre de faire jouer la rencontre malgré un terrain gelé, qui a gommé les différences...