Rechercher
Rechercher

Actualités

Dopage Le jugement à l’encontre des époux Rumsas sera rendu aujourd’hui

Le jugement à l’encontre du coureur lituanien Raimondas Rumsas, 3e du Tour de France cycliste 2002, et son épouse, poursuivis pour importation illicite de médicaments pouvant être utilisés comme dopants, sera rendu aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Bonneville (Haute-Savoie). À l’issue de l’audience du 23 novembre, le procureur de la République avait requis, respectivement, des peines de huit et six mois de prison avec sursis contre Raimondas et Edita Rumsas. « Les décisions de justice en matière de dopage sont rares. C’est le type de décision où l’exemplarité a un sens », avait estimé Vincent Le Pannerer, qui avait requis une peine d’emprisonnement ferme à l’encontre du médecin polonais, Krzysztof Ficek. Le Dr Ficek, poursuivi en tant que prescripteur de certains des médicaments importés de Lituanie, est « le principal responsable » car « c’était lui le spécialiste », avait noté le procureur. Auparavant, l’interrogatoire poussé d’Edita Rumsas avait mis en lumière le caractère contradictoire des explications fournies par l’épouse du coureur depuis son arrestation, au sujet notamment de l’origine et de la destination de l’arsenal médicamenteux saisi par les douanes. Également interrogé, Raimondas Rumsas, entendu jusque-là à une seule reprise, s’était montré très peu loquace. Au final, le coureur, par ailleurs contrôlé positif à l’érythropoïétine (EPO) lors du Tour d’Italie 2003, avait nié toute « pratique dopante », son avocat dénonçant « un procès en dopage qui n’a pas lieu d’être ». Estimant qu’un mandat d’arrêt ne valait pas une mise en examen, puisque le cycliste n’était pas en fuite, bien qu’il ne se soit pas rendu à l’injonction de justice, Me Varaut avait au préalable – mais en vain – demandé la nullité de la procédure. Ouverte sur le chef de « prescription, cession et administration de substances dopantes à un sportif en bande organisée », l’accusation avait été requalifiée lors du renvoi devant le tribunal en « offre, facilitation et incitation à l’usage de substances dopantes à un sportif », une qualification moins grave. Le 28 juillet 2002, alors que son mari se classait le jour-même 3e du Tour de France, Edita Rumsas avait été interpellée à proximité du tunnel du Mont-Blanc par des agents de la douane, en possession d’une grande quantité de produits pharmaceutiques, d’EPO et d’un lot de seringues. Les douaniers avaient aussi découvert dans le coffre de sa voiture un appareil destiné à mesurer le taux de globules rouges dans le sang. Cette interpellation avait constitué le point de départ d’un feuilleton marqué, entre autres, par le placement de Mme Rumsas en détention préventive durant 75 jours en France. Interpellé fin juin 2005 en Italie, Raimondas Rumsas n’a, lui, passé que quelques jours en prison, en exécution d’un mandat d’arrêt européen, avant d’être libéré par la cour d’appel de Florence.
Le jugement à l’encontre du coureur lituanien Raimondas Rumsas, 3e du Tour de France cycliste 2002, et son épouse, poursuivis pour importation illicite de médicaments pouvant être utilisés comme dopants, sera rendu aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Bonneville (Haute-Savoie). À l’issue de l’audience du 23 novembre, le procureur de la République avait requis, respectivement, des peines de huit et six mois de prison avec sursis contre Raimondas et Edita Rumsas. « Les décisions de justice en matière de dopage sont rares. C’est le type de décision où l’exemplarité a un sens », avait estimé Vincent Le Pannerer, qui avait requis une peine d’emprisonnement ferme à l’encontre du médecin polonais, Krzysztof Ficek. Le Dr Ficek, poursuivi en tant que prescripteur de certains des médicaments importés de...