Côte d’Ivoire
L’appel au calme de Gbagbo ignoré, l’ONU menace de sanctions
le 20 janvier 2006 à 00h00
Le chef des partisans du président Laurent Gbagbo a appelé hier à la fin des manifestations contre la présence internationale en Côte d’Ivoire, qui ont causé des affrontements sanglants, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU menaçait de sanctions les responsables des violences. Après trois jours d’affrontements avec les Casques bleus de la mission de l’ONU (Onuci), qui ont fait au moins cinq morts parmi les manifestants, le président Gbagbo avait lancé mercredi soir un appel à cesser les violences, mais le mouvement s’était poursuivi toute la journée hier, où quelques milliers de jeunes ont paralysé Abidjan. Hier, les incidents se sont poursuivis au siège de l’Onuci à Abidjan, où quelque 3 000 jeunes harcelaient à coup de jets de pierre les Casques bleus qui ripostaient à la grenade lacrymogène. Les installations de l’ONU sont les principales cibles des partisans de M. Gbagbo, qui exigent le départ des 7 000 Casques bleus et des 4 000 soldats français déployés dans le pays, qualifiés de « forces d’occupation ». Des mouvements de protestation avaient également lieu devant l’ambassade de France et la télévision d’État, tandis que des « patriotes » tenaient toujours des barrages sur les axes routiers, bloquant la circulation. En fin de journée, Charles Blé Goudé, le chef des Jeunes patriotes , fervents partisans du pouvoir, a fini par lui aussi appeler à cesser les manifestations. « Nous demandons aux Jeunes patriotes de lever tous les barrages et de quitter la rue », a-t-il déclaré à l’AFP. Ce nouvel appel est intervenu au moment même où le Conseil de sécurité, réuni à New York, a « condamné fermement » les violences commises « par des milices urbaines et d’autres groupes associés aux Jeunes patriotes, ainsi que leurs instigateurs » et exigé leur cessation immédiate. Dans une déclaration, le Conseil a menacé de « mesures ciblées » toute personne « s’opposant au processus de paix, notamment en attaquant ou en faisant obstacle au travail de l’Onuci (ou) des forces françaises (Licorne) (...) ».
Le chef des partisans du président Laurent Gbagbo a appelé hier à la fin des manifestations contre la présence internationale en Côte d’Ivoire, qui ont causé des affrontements sanglants, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU menaçait de sanctions les responsables des violences. Après trois jours d’affrontements avec les Casques bleus de la mission de l’ONU (Onuci), qui ont fait au moins cinq morts parmi les manifestants, le président Gbagbo avait lancé mercredi soir un appel à cesser les violences, mais le mouvement s’était poursuivi toute la journée hier, où quelques milliers de jeunes ont paralysé Abidjan. Hier, les incidents se sont poursuivis au siège de l’Onuci à Abidjan, où quelque 3 000 jeunes harcelaient à coup de jets de pierre les Casques bleus qui ripostaient à la grenade lacrymogène. Les...
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