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Actualités - Chronologie

L’accord sino-indien serait délicat à mettre en œuvre

L’Inde et la Chine, les deux géants de l’Asie gourmands en énergie, ont décidé de laisser de côté leurs rivalités en adoptant une stratégie commune d’approvisionnement, mais cette tentative de rapprochement sera difficile à mettre en œuvre, selon des analystes. Cette stratégie commune « a l’air bien mais quant à fonctionner... je ne la vois pas fonctionner », commentait ainsi hier Mario Traviati de Merrill Lynch à Singapour. La veille, Pékin et New Delhi avaient signé un protocole d’accord établissant leur coopération nouvelle dans les domaines de l’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel. « La Chine et l’Inde reconnaissent qu’une rivalité effrénée entre elles n’aboutit qu’au bénéfice du vendeur (d’énergie), quel que soit le pays acheteur remportant l’offre », a expliqué le ministre indien du Pétrole, Mani Shankar Aiyar, signataire de l’accord. Mani Shankar Aiyar a affiché sa confiance dans la future coopération bilatérale, mais a souligné qu’il faudrait environ un an avant de pouvoir évaluer la portée de l’accord. Sa mise en œuvre représente pourtant un défi pour les deux nations les plus peuplées de la planète qui ont besoin de nourrir leurs économies en pleine croissance (de 9-10 % en Chine, 7-7,5 % en Inde). « Certes, plutôt de s’affronter pour des réserves, à coups de dollars, il semble plus sensé de coopérer, mais comment ? Là est la difficulté », a encore dit Mario Traviati. Pour Victor Shum, analyste chez Purvin Gertz à Singapore, spécialisé dans les questions énergétiques, « si les deux pays ont des objectifs communs – la sécurité de leurs approvisionnements – ils sont après tout concurrents dans la grande arène internationale quand il s’agit d’acquérir des actifs énergétiques ». Une concurrence qui, comme le soulignait le ministre indien, leur a fait perdre « des milliards de dollars » ces dernières années. En août dernier, CNPC l’avait ainsi emporté sur ONGC pour acheter, moyennant 4,18 milliards de dollars, la société canadienne PetroKazakhstan, surtout active au Kazakhstan. Le vent a tourné en décembre. Pour la première fois unis dans une offre, les deux pays, via ONGC et CNPC, ont conclu l’achat conjoint d’actifs du groupe pétrolier et gazier canadien Petro-Canada en Syrie, pour 484 millions d’euros (573 millions de dollars).

L’Inde et la Chine, les deux géants de l’Asie gourmands en énergie, ont décidé de laisser de côté leurs rivalités en adoptant une stratégie commune d’approvisionnement, mais cette tentative de rapprochement sera difficile à mettre en œuvre, selon des analystes.
Cette stratégie commune « a l’air bien mais quant à fonctionner... je ne la vois pas fonctionner », commentait ainsi hier Mario Traviati de Merrill Lynch à Singapour.
La veille, Pékin et New Delhi avaient signé un protocole d’accord établissant leur coopération nouvelle dans les domaines de l’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel.
« La Chine et l’Inde reconnaissent qu’une rivalité effrénée entre elles n’aboutit qu’au bénéfice du vendeur (d’énergie), quel que soit le pays acheteur remportant l’offre », a expliqué le...