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Affaire al-Madina Concertations entre Rizk et Mirza en vue d’une accélération de l’enquête

Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a poursuivi ses réunions avec le procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza, au sujet de l’affaire de la banque al-Madina. Lundi, les deux hommes ont examiné les mesures que le parquet de la Cour de cassation envisage de prendre pour accélérer les investigations dans les deux dossiers du blanchiment d’argent et de la corruption, a indiqué un communiqué du ministère de la Justice. Selon le texte, M. Mirza avait précisé durant sa réunion avec le ministre de la Justice, jeudi dernier, qu’il est possible de subdiviser le dossier de la banque al-Madina en quatre parties : une partie relative aux dépôts des clients, une deuxième en rapport avec les procès en cours entre les actionnaires et les responsables de la banque, une troisième concernant le volet évoqué par la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri au sujet d’activités liées au financement de l’attentat contre l’ancien Premier ministre, la quatrième se rapporte à la corruption et concerne toutes les affaires relatives à la corruption, aux abus de pouvoir, au détournement de fonds et au blanchiment d’argent. M. Mirza a informé le ministre de la Justice que le parquet de la Cour de cassation possède une importante quantité de documents qu’il a pu récemment rassembler et qu’il attend d’obtenir d’autres de la Banque mondiale sur la situation de la banque al-Madina de 2000 jusqu’à aujourd’hui pour établir un programme complet des poursuites à engager en fonction des données disponibles. Entre-temps, l’ancienne directrice et le PDG d’al-Madina, respectivement Rana Koleilate et Ibrahim Abou Ayache, qui se trouvent tous deux en dehors du Liban, se livrent bataille en échangeant des accusations par voie de communiqués publiés par leurs avocats respectifs à Beyrouth sur la mauvaise gestion de l’établissement bancaire. Celle-ci englobe des détournements de fonds, l’octroi de prêts sans garantie bancaire, l’achat de terrains grâce aux dépôts bancaires... Dans un communiqué que son avocat a ainsi fait parvenir à la LBCI, Rana Koleilate, qui avait pu fuir le Liban il y a quelques semaines en dépit des poursuites engagées contre elle, a indiqué qu’elle ne prenait aucune initiative personnelle et qu’elle ne faisait qu’obéir à ses supérieurs, Adnane et Ibrahim Abou Ayache. Elle a en outre démenti tout lien entre le dossier d’al-Madina et le financement de l’attentat contre Rafic Hariri.
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a poursuivi ses réunions avec le procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza, au sujet de l’affaire de la banque al-Madina. Lundi, les deux hommes ont examiné les mesures que le parquet de la Cour de cassation envisage de prendre pour accélérer les investigations dans les deux dossiers du blanchiment d’argent et de la corruption, a indiqué un communiqué du ministère de la Justice.
Selon le texte, M. Mirza avait précisé durant sa réunion avec le ministre de la Justice, jeudi dernier, qu’il est possible de subdiviser le dossier de la banque al-Madina en quatre parties : une partie relative aux dépôts des clients, une deuxième en rapport avec les procès en cours entre les actionnaires et les responsables de la banque, une troisième concernant le volet évoqué...