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Calais vibre de nouveau pour la Coupe de France

Le club de Calais, finaliste surprise de la Coupe de France en 2000, se prend à rêver de nouveaux exploits dans cette compétition. Après avoir éliminé en 32es de finale un club de Ligue 1, Troyes, les Calaisiens affronteront en 16es de finale un autre club de CFA, Sainte-Geneviève-des-Bois. « C’est dommage de ne pas jouer à domicile, c’est surtout cela que je regrette », a commenté hier, juste après le tirage au sort, Sylvain Jore, l’entraîneur de Calais. « Moi, je suis content, même si c’est à l’extérieur, cela laisse plus de chance de se qualifier qu’en rencontrant un club de Ligue 1, tout le monde aurait préféré un grand club, mais au niveau pourcentage de chances de passer, c’est mieux », a ajouté Yohan Bouzin, vainqueur de la Coupe de France avec Lorient en 2002 et de la Coupe de la Ligue avec Geugnon en 2002. L’effet « Coupe de France » Calais, aujourd’hui en CFA, vient de revivre les émotions qui, il y a cinq ans, avaient fait chavirer de bonheur toute une ville, éblouie par les exploits de ses footballeurs amateurs qui se permettaient de bousculer la hiérarchie et d’éliminer des adversaires professionnels comme Lille, Cannes, Strasbourg ou Bordeaux. L’aventure s’était terminée en finale contre Nantes, victorieux 2-1. Le dernier buteur face à Troyes, Jérôme Dutitre, est aussi celui qui avait marqué en finale face à Nantes. Contre Troyes, les Calaisiens, menés deux fois au score, ont trouvé les ressources pour revenir et finalement l’emporter à force de combativité et de dépassement de soi, comme en 2000. « Ce groupe possède une force mentale très forte », se réjouit Sylvain Jore. Après leur étonnante épopée, les Calaisiens n’avaient pas été capables de gérer « l’effet Coupe de France » et une très mauvaise gestion de l’argent gagné avait plongé le club dans de grandes difficultés. Le CRUFC (Calais Racing Union Football Club) commence juste à se remettre de ses déboires financiers et voit dans l’exploit réalisé face à Troyes une récompense de ses efforts. Leçon apprise « Le club se redresse après une période très délicate, cette victoire est d’autant plus belle et elle marque le début d’une aventure, c’est la preuve que nous sommes sur de bons rails », remarque le président calaisien, Jean-Marc Puissesseau. Sportivement, les cinq « anciens » de 2000 encadrent une bande de jeunes désireux d’écouter, d’apprendre et de vivre quelque chose d’aussi fort que leurs aînés. Ce groupe a aussi été renforcé par deux anciens pro, Yohann Bouzin et surtout Djezon Boutoille, l’ancien Lillois natif de Calais. Il retrouve dans sa ville une seconde jeunesse et sert de locomotive. « Les joueurs, le club, la ville replongent dans un bain de bonheur », sourit Boutoille, le plus calaisien des Calaisiens, le « grand frère » de la bande. Les jeunes, les plus anciens, les dirigeants ont le sentiment d’avoir maintenant « tourné la page de l’aventure de 2000 ». « C’était un poids jusqu’à aujourd’hui, maintenant c’est un atout pour les joueurs et pour le club », explique Sylvain Jore. « Les jeunes bénéficient de l’expérience des anciens et les anciens s’amusent à encadrer les jeunes », se réjouit le technicien calaisien en sentant que le groupe s’est détaché du passé pour penser à son avenir. Le club ambitionne de quitter le CFA (aujourd’hui 12e du groupe A, la montée n’est pas à l’ordre du jour cette année) et de faire parler de lui en Coupe de France. Voilà Sainte-Geneviève-des-Bois prévenu, le Calais nouveau est arrivé et fera tout pour suivre le récent exemple de ses glorieux aînés.
Le club de Calais, finaliste surprise de la Coupe de France en 2000, se prend à rêver de nouveaux exploits dans cette compétition. Après avoir éliminé en 32es de finale un club de Ligue 1, Troyes, les Calaisiens affronteront en 16es de finale un autre club de CFA, Sainte-Geneviève-des-Bois.
« C’est dommage de ne pas jouer à domicile, c’est surtout cela que je regrette », a commenté hier, juste après le tirage au sort, Sylvain Jore, l’entraîneur de Calais.
« Moi, je suis content, même si c’est à l’extérieur, cela laisse plus de chance de se qualifier qu’en rencontrant un club de Ligue 1, tout le monde aurait préféré un grand club, mais au niveau pourcentage de chances de passer, c’est mieux », a ajouté Yohan Bouzin, vainqueur de la Coupe de France avec Lorient en 2002 et de la Coupe de la Ligue avec...