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Actualités - Chronologie

Après les « Afghans », l’Occident craint les « Irakiens »

Comme il y a eu les « Afghans », vétérans islamistes de la lutte antisoviétique en Afghanistan, les forces de sécurité occidentales craignent que des « Irakiens », volontaires aguerris par le jihad antiaméricain en Irak, ne forment bientôt le cœur de redoutables réseaux terroristes. Contrairement aux montagnes et vallées afghanes, les rues de Bagdad ou de Falloujah sont un environnement de choix pour acquérir et perfectionner des techniques de guérilla urbaine, idéales pour mener des campagnes de terreur, estiment des experts. « C’est le modèle parfait de combats urbains que vous n’aviez pas en Afghanistan », confie Michael Klare, professeur de « Peace and World Security Studies » à l’université de Amherst, aux États-Unis. « Les forces antiaméricaines en Irak s’entraînent rue par rue, bâtiment par bâtiment. Elles utilisent des engins explosifs improvisés, des tirs de franc-tireurs, des kamikazes : tout cela serait très facile à transposer et très dangereux dans le cadre d’une ville européenne. » Dans un rapport cité par le New York Times, des analystes de la CIA estimaient que « l’Irak pourrait s’avérer être un terrain d’entraînement plus efficace pour les extrémistes islamistes que l’Afghanistan au moment de la création d’el-Qaëda, parce qu’il sert de laboratoire plus proche des conditions réelles de combat en milieu urbain ». Selon les enquêtes de la police irakienne, de l’armée américaine et les témoignages de prisonniers, les volontaires pour le jihad en Irak ne sont pas, la plupart du temps, rassemblés dans des camps, trop vulnérables, mais passent de maison en maison et village en village, accumulant une expérience de l’action clandestine. Jeremy Binnie, qui étudie l’insurrection irakienne pour la revue spécialisée britannique Jane’s, souligne qu’en Afghanistan « vous aviez la tactique de guérilla traditionnelle : vous vous retirez dans vos sanctuaires montagneux ». « En Irak, il s’agit davantage d’employer des maisons discrètes et sûres, de faire passer en contrebande des choses sous le nez des forces de sécurité, de développer des tactiques comme les voitures piégées, les vestes explosives pour kamikazes, les engins explosifs cachés aux bords des routes : tout cela est beaucoup plus adapté à une campagne terroriste urbaine. » Michael Klare, qui a publié le 13 septembre 2001 un article prophétique titré « Comment vaincre Ben Laden ? », insiste : « Ils vont rentrer d’Irak capables de faire des choses terribles. Plus la guerre en Irak durera, plus de gens seront formés de la sorte, et plus grand sera le danger. »
Comme il y a eu les « Afghans », vétérans islamistes de la lutte antisoviétique en Afghanistan, les forces de sécurité occidentales craignent que des « Irakiens », volontaires aguerris par le jihad antiaméricain en Irak, ne forment bientôt le cœur de redoutables réseaux terroristes. Contrairement aux montagnes et vallées afghanes, les rues de Bagdad ou de Falloujah sont un environnement de choix pour acquérir et perfectionner des techniques de guérilla urbaine, idéales pour mener des campagnes de terreur, estiment des experts.
« C’est le modèle parfait de combats urbains que vous n’aviez pas en Afghanistan », confie Michael Klare, professeur de « Peace and World Security Studies » à l’université de Amherst, aux États-Unis. « Les forces antiaméricaines en Irak s’entraînent rue par rue, bâtiment par...