L’économie mondiale va demeurer très forte en 2006 après deux années de croissance soutenue, mais cela ne constituera qu’un « répit » avant le dénouement des grands déséquilibres qui la menacent, selon les prévisions économiques du centre de prévisions de L’Expansion.
La planète devrait enregistrer une croissance de 4 % en 2006, soit autant qu’en 2005, après un « cru flamboyant » en 2004 (5 %), selon ces chiffres présentés hier.
Mais malgré ces bonnes perspectives, « aucun des grands déséquilibres vraiment menaçants pour l’économie mondiale ne se corrigera, repoussant un ajustement d’autant plus douloureux qu’il sera tardif », prévient L’Expansion.
L’excès de liquidités généralisé, les déficits extérieurs américains, le surendettement des ménages anglo-saxons et des États occidentaux, la sous-évaluation des monnaies asiatiques et les blocages structurels à la croissance en Europe constituent les principaux de ces risques.
Pour Emmanuel Lechypre, responsable du centre de prévisions, « 2006 a tout pour être l’année de tous les dangers dans un monde dopé à l’euphorie financière ». Pourtant, « nous pensons qu’il ne se passera rien » en 2006, quitte à ce que les risques se matérialisent en 2007, a-t-il pronostiqué lors d’un point de presse.
Selon lui, les cours du pétrole ne devraient pas renouer avec les niveaux record atteints à la fin de l’été 2005 (plus de 70 dollars le baril à New York), car les stocks se sont renfloués et la capacité de production a augmenté, tandis que la demande chinoise donne des signes de ralentissement.
Quant à l’inflation, bête noire des banquiers centraux en particulier en Europe, il s’agit d’une « fausse peur » dit-il, estimant qu’il n’y a « aucun risque qu’elle s’emballe ». Pas plus qu’il ne discerne de risque que les taux d’intérêt à long terme remontent tant que les Banques centrales d’Asie continueront à acheter des obligations américaines.
Le danger de krach immobilier ou d’effondrement du dollar lui paraissent également limités : l’écart de taux d’intérêt à court terme entre les États-Unis (4,25 %) et la zone euro (2,25 %) constitue un « formidable bouclier » contre une chute du billet vert, même s’il faut effectivement s’attendre à un recul cette année aux environs de 1,25-1,30 euro.
Quant à l’immobilier, qui a connu un gigantesque essor presque partout depuis une dizaine d’années, ce qui a produit un très important « effet richesse », il devrait « ralentir en 2006 », mais sans s’effondrer, selon M. Lechypre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’économie mondiale va demeurer très forte en 2006 après deux années de croissance soutenue, mais cela ne constituera qu’un « répit » avant le dénouement des grands déséquilibres qui la menacent, selon les prévisions économiques du centre de prévisions de L’Expansion.
La planète devrait enregistrer une croissance de 4 % en 2006, soit autant qu’en 2005, après un « cru flamboyant » en 2004 (5 %), selon ces chiffres présentés hier.
Mais malgré ces bonnes perspectives, « aucun des grands déséquilibres vraiment menaçants pour l’économie mondiale ne se corrigera, repoussant un ajustement d’autant plus douloureux qu’il sera tardif », prévient L’Expansion.
L’excès de liquidités généralisé, les déficits extérieurs américains, le surendettement des ménages anglo-saxons et des États...