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France L’état d’urgence est levé, la crise de fond des banlieues perdure

Le gouvernement français a levé hier l’état d’urgence instauré après les émeutes de novembre dans les banlieues, où les autorités affirment s’employer désormais à favoriser l’emploi et l’intégration des jeunes d’origine immigrée pour éviter une reprise des violences. Le Conseil des ministres a pris un décret mettant fin à partir d’aujourd’hui à cet état d’exception, qui avait été décidé le 8 novembre par le gouvernement et prolongé ensuite par le Parlement pour trois mois maximum, jusqu’au 21 février. Le président Jacques Chirac avait annoncé lundi sa décision de lever cet état d’exception, instauré en vertu d’une loi datant de 1955 et de la guerre d’Algérie, et qui permettait notamment d’imposer des couvre-feux. Le gouvernement avait justifié la prolongation de l’état d’urgence par les risques d’une nouvelle flambée de violences lors des fêtes de fin d’année. Au grand soulagement des autorités, la nuit du nouvel an n’a pas connu l’escalade redoutée, même si quelque 425 véhicules ont été incendiés, en hausse de près d’un tiers par rapport à 2004. Le maintien de l’état d’urgence ne s’imposait donc plus dans la logique du gouvernement. Et ce d’autant plus qu’un nouveau recours par un groupe de juristes devant le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française, aurait vraisemblablement été défavorable à son maintien. L’état d’urgence a surtout consisté à l’imposition, durant quelques jours, d’une quarantaine de couvre-feux dans les agglomérations les plus sensibles, la plupart du temps limités aux mineurs. Les violences avaient été déclenchées par la mort de deux jeunes d’origine immigrée près de Paris, le 27 octobre, avant de s’étendre dans tout le pays, dans les banlieues déshéritées où vit une forte proportion de jeunes Français originaires du Maghreb et d’Afrique noire. Ces violences sans précédent en 40 ans ont exposé brutalement les fractures économiques, culturelles et sociales à l’œuvre depuis des années dans les banlieues, ainsi que l’échec des politiques successives de la ville qui ont laissé se créer des cités ghettos.
Le gouvernement français a levé hier l’état d’urgence instauré après les émeutes de novembre dans les banlieues, où les autorités affirment s’employer désormais à favoriser l’emploi et l’intégration des jeunes d’origine immigrée pour éviter une reprise des violences. Le Conseil des ministres a pris un décret mettant fin à partir d’aujourd’hui à cet état d’exception, qui avait été décidé le 8 novembre par le gouvernement et prolongé ensuite par le Parlement pour trois mois maximum, jusqu’au 21 février. Le président Jacques Chirac avait annoncé lundi sa décision de lever cet état d’exception, instauré en vertu d’une loi datant de 1955 et de la guerre d’Algérie, et qui permettait notamment d’imposer des couvre-feux. Le gouvernement avait justifié la prolongation de l’état...