Hamadé : « Une annexe de troisième
zone » du Parlement syrien
le 03 janvier 2006 à 00h00
Commentant la réaction de la présidence de la République aux révélations de l’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, s’est employé hier à réfuter point par point les arguments « trompeurs » avancés par Baabda. « C’est une tragi-comédie de constater que la présidence de la République s’est transformée en une annexe de troisième zone de l’Assemblée syrienne du peuple (Parlement) », a souligné M. Hamadé dans une déclaration à la presse. « Tout le monde sait (…) que ce qui avait poussé Rafic Hariri à se désister de la formation du premier cabinet du mandat Lahoud est la violation par le chef de l’État de la Constitution au lendemain même de sa prestation de serment », a-t-il dit.
M. Hamadé a noté que l’article 53 de la Loi fondamentale « n’a jamais permis et ne permettra jamais que des députés donnent au président de la République un blanc-seing pour désigner le chef du gouvernement. Cela est contraire au document d’entente nationale et à la règle constitutionnelle en vertu de laquelle les consultations nominatives revêtent un caractère obligatoire ».
« Rappelons au président qu’à la suite de cette hérésie constitutionnelle qui avait provoqué un tollé général, il avait été contraint de revenir au mécanisme des consultations obligatoires et au refus de tout blanc-seing de la part des députés que les services de renseignements syriens dirigeaient par commande à distance », a-t-il ajouté.
M. Hamadé a en outre accusé la présidence de la République d’avoir « déformé les réalités dans une tentative désespérée de se présenter comme étant la seule à avoir protégé la Résistance ».
Il a enfin ironisé sur les affirmations de Baabda selon lesquelles le chef de l’État aurait proposé à Rafic Hariri de lui fournir des éléments de la garde républicaine pour assurer sa sécurité personnelle. « Cette prétention est grotesque, dans la mesure où le chef de cette garde, un ami et un conseiller du président, est aujourd’hui derrière les barreaux parce qu’il est soupçonné de participation ou d’implication dans le meurtre de Hariri », relève M. Hamadé.
Commentant la réaction de la présidence de la République aux révélations de l’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, s’est employé hier à réfuter point par point les arguments « trompeurs » avancés par Baabda. « C’est une tragi-comédie de constater que la présidence de la République s’est transformée en une annexe de troisième zone de l’Assemblée syrienne du peuple (Parlement) », a souligné M. Hamadé dans une déclaration à la presse. « Tout le monde sait (…) que ce qui avait poussé Rafic Hariri à se désister de la formation du premier cabinet du mandat Lahoud est la violation par le chef de l’État de la Constitution au lendemain même de sa prestation de serment », a-t-il dit.
M. Hamadé a noté que l’article 53 de la Loi...
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