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Gemayel : « La crise nous ramène 25 ans en arrière »

L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a estimé hier que la crise ministérielle et politique actuelle « nous ramène 25 ans en arrière, comme si nous n’avions rien appris des expériences du passé ». « Obliger le Liban à renier les résolutions internationales, et l’État et le gouvernement à se départir de leur droit à prendre les décisions à caractère souverain expose les intérêts vitaux du Liban aux plus graves des conséquences », a affirmé M. Gemayel, qui s’exprimait dans le cadre d’un entretien accordé à Radio-Liban. « La guerre libanaise a débuté au début des années 70 après que l’Accord du Caire nous ait été imposé, en 1969. Cet accord a donné à la Résistance palestinienne le droit souverain de déclarer la guerre à Israël à partir du territoire libanais, et en lieu et place de l’État, alors que tous les pays arabes voisins observaient une trêve avec Israël conformément à des accords parrainés par des pays étrangers », a-t-il indiqué. « L’Accord du Caire n’a été que source de malheur pour le Liban. Il a provoqué deux guerres, initiées par Israël au Liban en 1978 et 1982, sans compter les agressions au quotidien. Il a également été à l’origine d’une guerre interne, dont nous payons toujours le prix, et le fait que l’enthousiasme des parrains de cet accord destructeur retombe en 1987, lorsqu’ils ont demandé à la Chambre sous mon mandat de l’abroger, n’a servi à rien », a poursuivi M. Gemayel. « Apparemment, certaines parties tentent d’imposer au gouvernement des positions et des décisions, sinon une ligne constitutionnelle, qui dynamitera tout ce qui a été réalisé au Liban durant les dernières années : la fin de la guerre, l’accord de Taëf, la libération du pays, la fin de l’hégémonie, la réconciliation de la Montagne, la formation d’un gouvernement d’union nationale, les pas effectués vers une réconciliation nationale… Tout cela est désormais en danger », a-t-il ajouté. « La solution réside dans l’arrêt immédiat de cette tension politique extrême, qui ne sert l’intérêt d’aucune partie, sauf des forces étrangères, et qui est destructeur pour la patrie et ces parties elles-mêmes », a noté l’ancien chef de l’État, qui a enfin appelé à une table ronde de dialogue sans conditions préalables. Une table ronde dont l’objectif sera de discuter la conception de chacun de la souveraineté et de ses ramifications politiques et sécuritaires.
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a estimé hier que la crise ministérielle et politique actuelle « nous ramène 25 ans en arrière, comme si nous n’avions rien appris des expériences du passé ».
« Obliger le Liban à renier les résolutions internationales, et l’État et le gouvernement à se départir de leur droit à prendre les décisions à caractère souverain expose les intérêts vitaux du Liban aux plus graves des conséquences », a affirmé M. Gemayel, qui s’exprimait dans le cadre d’un entretien accordé à Radio-Liban.
« La guerre libanaise a débuté au début des années 70 après que l’Accord du Caire nous ait été imposé, en 1969. Cet accord a donné à la Résistance palestinienne le droit souverain de déclarer la guerre à Israël à partir du territoire libanais, et en lieu...