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Nucléaire Téhéran refuse « l’apartheid nucléaire et scientifique »

Téhéran est prêt à discuter de son programme nucléaire, mais n’a besoin d’aucune autorisation pour le mener à bien, a affirmé hier le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, lors d’une visite à Kaboul. « Nous n’acceptons pas l’apartheid nucléaire et scientifique », a-t-il martelé, assurant que de « nombreux pays à travers le monde » reconnaissaient à la République islamique le droit de se doter de la technologie nucléaire. L’Iran est prêt à évoquer le sujet, « mais cela ne signifie pas que nous attendions la permission d’un quelconque pays pour que le peuple iranien et la République islamique jouissent de leur droit à la technologie nucléaire », a insisté le chef de la diplomatie. La veille, l’Iran avait rejeté la proposition de Moscou de procéder en Russie aux opérations d’enrichissement d’uranium pour donner des garanties sur son programme nucléaire, affirmant accepter les seules propositions reconnaissant son droit à faire de l’enrichissement sur son sol. « Nous n’avons pas encore reçu de proposition concrète (...) mais il est clair que nous accueillons positivement (seulement) les propositions et les plans qui reconnaissent le droit de la République islamique à faire de l’enrichissement sur son propre sol », a déclaré M. Assefi. « Si on reconnaît notre droit, nous l’acceptons, mais si on ne reconnaît pas notre droit nous refuserons » toute proposition, a ajouté M. Assefi, interrogé de nouveau pour savoir quelle sera l’attitude de l’Iran à propos de la proposition russe. Moscou a réitéré samedi sa proposition de procéder en Russie aux opérations d’enrichissement d’uranium iranien. La proposition de la Russie de créer « sur le territoire de la Russie une entreprise conjointe russo-iranienne pour l’enrichissement de l’uranium est toujours en vigueur », avait indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. L’ambassade de Russie à Téhéran a remis samedi aux autorités iraniennes une note en ce sens, précisait le ministère russe des Affaires étrangères. « Cette proposition constitue l’apport de la Russie à la recherche d’une solution acceptable par tous dans le contexte de règlement de la situation (...) par des méthodes politiques et diplomatiques », ajoutait le ministère. M. Assefi s’est également refusé à confirmer la date du 18 janvier évoquée pour la reprise des négociations entre l’Iran et la troïka européenne (France, Allemagne, Grande-Bretagne). L’Iran et les Européens ont repris mercredi dernier leur dialogue au niveau des experts et ont convenu de se retrouver en janvier.
Téhéran est prêt à discuter de son programme nucléaire, mais n’a besoin d’aucune autorisation pour le mener à bien, a affirmé hier le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, lors d’une visite à Kaboul. « Nous n’acceptons pas l’apartheid nucléaire et scientifique », a-t-il martelé, assurant que de « nombreux pays à travers le monde » reconnaissaient à la République islamique le droit de se doter de la technologie nucléaire. L’Iran est prêt à évoquer le sujet, « mais cela ne signifie pas que nous attendions la permission d’un quelconque pays pour que le peuple iranien et la République islamique jouissent de leur droit à la technologie nucléaire », a insisté le chef de la diplomatie.
La veille, l’Iran avait rejeté la proposition de Moscou de procéder en Russie aux...