Salloukh gère les affaires du palais Bustros « de son domicile »
le 14 décembre 2005 à 00h00
Le ministre des Affaires étrangères ne s’est pas rendu hier à son bureau du palais Bustros ; il a annulé dans la foulée un rendez-vous avec le commandant en chef de la Finul, le général Alain Pellegrini.
Faouzi Salloukh n’est pas malade, il obéit aux consignes du parti auquel il est affilié, le Hezbollah, qui a demandé à ses ministres de suspendre leur participation au gouvernement après que celui-ci eut décidé de réclamer un tribunal international et un élargissement de l’enquête onusienne (issue de la résolution 1595) à tous les attentats, depuis Marwan Hamadé et jusqu’à Gebran Tuéni.
Quoi qu’il en soit, et sur ordre exprès du Premier ministre Fouad Siniora, le palais Bustros a demandé hier au délégué permanent du Liban auprès des Nations unies de transmettre la décision du gouvernement libanais au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et au président en exercice du Conseil de sécurité afin qu’ils en informent les membres du Conseil avant qu’ils ne se réunissent pour examiner le deuxième rapport de Detlev Mehlis. « Je gère les affaires du ministère de mon domicile », a-t-il répondu à Fouad Siniora qui l’a contacté au téléphone pour « prendre de ses nouvelles ».
D’autre part, le secrétaire général p.i. du ministère des AE, Boutros Assaker, a reçu le coordinateur suisse pour l’opération de paix au P-O, Nicolas Lang. Ce dernier a indiqué que son pays est tout à fait « prêt » à contribuer à la redynamisation de cette opération.
Boutros Assaker a ensuite reçu l’ambassadeur de Norvège (installé à Damas), Svein Sevje, qui n’a fait aucun commentaire à sa sortie. Rappelons qu’un ressortissant norvégien résidant à Beyrouth a été frappé par la commission d’enquête internationale d’une interdiction de quitter le territoire, après qu’il se fut avéré qu’il représente une entreprise norvégienne ayant vendu à une compagnie de sécurité libanaise un appareil de brouillage qui semblerait avoir été utilisé dans l’assassinat de Rafic Hariri.
Le ministre des Affaires étrangères ne s’est pas rendu hier à son bureau du palais Bustros ; il a annulé dans la foulée un rendez-vous avec le commandant en chef de la Finul, le général Alain Pellegrini.
Faouzi Salloukh n’est pas malade, il obéit aux consignes du parti auquel il est affilié, le Hezbollah, qui a demandé à ses ministres de suspendre leur participation au gouvernement après que celui-ci eut décidé de réclamer un tribunal international et un élargissement de l’enquête onusienne (issue de la résolution 1595) à tous les attentats, depuis Marwan Hamadé et jusqu’à Gebran Tuéni.
Quoi qu’il en soit, et sur ordre exprès du Premier ministre Fouad Siniora, le palais Bustros a demandé hier au délégué permanent du Liban auprès des Nations unies de transmettre la décision du gouvernement libanais...
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