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Actualités

Quinzième attentat depuis le début de la série noire, le 1er octobre 2004

Une nouvel attentat s’est ajouté hier à la liste des attaques qui, depuis le 1er octobre 2004, endeuillent le Liban, en visant des personnalités activement engagées dans la défense de son indépendance face à la tutelle syrienne et ses relais locaux. L’assassinat de Gebran Tuéni a eu lieu le jour même de la remise au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du deuxième rapport de la commission d’enquête dirigée par Detlev Mehlis sur le meurtre de Rafic Hariri, le 14 février à Beyrouth, et à la veille de la discussion du texte au Conseil de sécurité. Cet attentat est le 15e depuis le début de la série d’attaques contre des personnalités antisyriennes et des régions chrétiennes. Huit de ces attentats avaient été dirigés contre des objectifs purement économiques, des zones industrielles et des centres ou rues commerciales. Citons successivement Jdeidé, Kaslik, Bauchrieh, Broummana, Jounieh, Achrafieh-Monnot, Zalka et Achrafieh-Jeitaoui. Les autres avaient successivement visé Samir Kassir, Georges Haoui, Élias Murr et May Chidiac. Ce dernier attentat, perpétré le 25 septembre, avait mutilé la journaliste, actuellement soignée en France, et à laquelle Gebran Tuéni avait rendu visite avant de rentrer au Liban. Vendredi, Tuéni avait assisté, à Paris, à la cérémonie de remise des insignes de la Légion d’honneur à son père, Ghassan Tuéni, par le Premier ministre Dominique de Villepin. Le PDG du quotidien an-Nahar était rentré au Liban il y a quelques heures, après s’être réfugié pendant plusieurs mois à Paris, ayant été informé par la commission d’enquête de l’ONU que son nom figurait sur une « liste noire » de personnalités à abattre. Une charge de grande puissance C’est une explosion de grande puissance qui a soufflé le Range Rover du député. La police a parlé d’une charge de 40 kilos de matière fortement explosive activée par télécommande. La charge se trouvait dans une fourgonnette de livraison urbaine Renault « Rapid ». Le châssis du véhicule a pu être retrouvé et identifié grâce à son numéro matricule. Selon les registres, le véhicule est entré au Liban par le port de Tripoli. L’attentat a fait trois autres tués et une trentaine de blessés, dont un certain nombre de travailleurs étrangers, égyptiens, syriens et irakiens. Les blessés ont été répartis sur les hôpitaux de la région. Leur liste se présente comme suit : – Hôpital libano-canadien : Nisrine el-Amine, Mohammed Allaoui, Abdel Fattah Tkouch, Georges Wannous, Georges Jouane, Ziad Soueydi, Nassif Houeiss, Georges Abdo, Mohammed Kochtaoui et Nassib Zakhour. – Hôpital Hayeck : Tarek Ali, Misbah Ahmar, Hassan Abou Zahra, Fady Mezher, Ali Hecq, Chaouki Ahmed, Ahmed Hafza, Sami Adli, Youssef Kamel, Fady Rizk, Rabih Abou Younès, Joseph Habre, Mouna Hanna, Joseph Abousleiman, Mohammed Rizk, Fady Zayni, Tarek Ali, Chaouki Ahmed, Mohammed Hassaoui, Sami Farah, Claudia Haddad, Chadia Élia et Youssef Bachri. – Des membres humains ont été ramassés par les secouristes et transportés à l’Hôtel-Dieu et à l’hôpital libano-canadien. Le procureur général Saïd Mirza et le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Jean Fahd, se sont rendus sur les lieux de l’attentat, et une enquête a été ouverte. On sait que la justice détient plusieurs personnes soupçonnées d’avoir planifié des attentats, sur instigation de l’officier syrien Jameh Jameh, l’un des adjoints de Rustom Ghazalé, ancien chef des SR syriens au Liban.
Une nouvel attentat s’est ajouté hier à la liste des attaques qui, depuis le 1er octobre 2004, endeuillent le Liban, en visant des personnalités activement engagées dans la défense de son indépendance face à la tutelle syrienne et ses relais locaux.
L’assassinat de Gebran Tuéni a eu lieu le jour même de la remise au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, du deuxième rapport de la commission d’enquête dirigée par Detlev Mehlis sur le meurtre de Rafic Hariri, le 14 février à Beyrouth, et à la veille de la discussion du texte au Conseil de sécurité.
Cet attentat est le 15e depuis le début de la série d’attaques contre des personnalités antisyriennes et des régions chrétiennes.
Huit de ces attentats avaient été dirigés contre des objectifs purement économiques, des zones industrielles et des...