Gemayel souhaite des solutions
médianes aux dossiers litigieux
le 08 décembre 2005 à 00h00
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a souligné hier la nécessité de lancer un dialogue « franc » à propos des « dangereuses » questions actuellement débattues au Liban, notamment celles de l’enquête et du tribunal internationaux dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, ainsi que celle des charniers et des fosses communes récemment découverts.
« Il faut que ces dialogues et ces contacts soient sincèrement mis en œuvre, à condition que cela ne porte pas atteinte aux constantes. Il n’est ainsi pas impossible d’aboutir à un tribunal (…), et il est nécessaire d’arriver dans toutes ces affaires à des solutions médianes, notamment avec la rencontre en Conseil des ministres des mouvements du 8 et du 14 mars », a affirmé M. Gemayel, qui recevait hier au siège du parti Kataëb à Saïfi une délégation de la Fédération des ligues chrétiennes, présidée par Habib Frem, ainsi qu’une délégation de parlementaires et responsables allemands.
Interrogé à propos de la quasi-absence du gouvernement au niveau de la gestion de ces questions, M. Gemayel a déclaré : « Nous ne devons pas oublier que nous sortons d’une guerre de trente ans. Les deux équipes du 8 et du 14 mars se sont réunies, et il y a de grandes divergences. Il est certain qu’il existe toujours des obsessions chez certaines parties, comme les chrétiens qui éprouvent une grande inquiétude, ou les chiites qui ont également d’autres craintes (…). Que personne ne prétende qu’il est possible de régler tout cela avec une baguette magique. »
Saluant l’action du Premier ministre, Fouad Siniora, il a en outre estimé que les Libanais devaient élaborer un plan de solution concernant les problèmes des armes du Hezbollah et du tribunal international, « pour que nous puissions le présenter aux Nations unies en tant que proposition libanaise ».
Enfin, le leader des Kataëb a précisé qu’il ne fallait pas lancer arbitrairement des accusations à propos des charniers de Anjar, se demandant toutefois, très ironiquement, si les restes retrouvés dans cette région ne devaient pas être là depuis « l’âge de pierre ou le XVe siècle », avant de réclamer qu’une commission « sérieuse », « indépendante » et « internationale » s’occupe de cette question.
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a souligné hier la nécessité de lancer un dialogue « franc » à propos des « dangereuses » questions actuellement débattues au Liban, notamment celles de l’enquête et du tribunal internationaux dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, ainsi que celle des charniers et des fosses communes récemment découverts.
« Il faut que ces dialogues et ces contacts soient sincèrement mis en œuvre, à condition que cela ne porte pas atteinte aux constantes. Il n’est ainsi pas impossible d’aboutir à un tribunal (…), et il est nécessaire d’arriver dans toutes ces affaires à des solutions médianes, notamment avec la rencontre en Conseil des ministres des mouvements du 8 et du 14 mars », a affirmé M. Gemayel, qui recevait hier au...
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