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« L’élection présidentielle n’a pas été reportée indéfiniment », estime Gemayel

L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a estimé hier que « l’élection présidentielle n’a pas été reportée indéfiniment ». « Je n’ai jamais demandé “ la démission ” du président de la République. Je n’ai jamais prononcé ce mot. Mais je dois dire et répéter que le Liban ne peut pas continuer encore dans cette situation deux ans. Il est demandé au président de prendre une initiative à ce niveau puisqu’il est le principal concerné », a-t-il déclaré, rappelant que la première magistrature est aujourd’hui « marginalisée ». M. Gemayel, qui a tenu ces propos à l’issue de sa visite à l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a ensuite affirmé que le Hezbollah et le mouvement Amal avaient le droit de prendre, au sein du Conseil des ministres, « la décision qu’ils trouvent conforme à leur orientation politique », tout en souhaitant que leur position soit « plus positive ». « La question de la création d’un tribunal international (dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri) mérite tout “ le bruit ” qu’elle a occasionné. Ce tribunal est nécessaire et inévitable », a-t-il dit, avant de demander : « Comment acceptons-nous une commission d’enquête internationale sans accepter un tribunal international ? » Enfin, l’ancien président a dénoncé « les moyens policiers » qu’utilise la Syrie, notamment par le biais de l’affaire Houssam (le « faux témoin »), pour « brouiller l’enquête » de Detlev Mehlis, à travers « des agents des services de renseignements ». « Ceci est inquiétant, puisque celui qui a la conscience tranquille aurait agi différemment », a-t-il conclu.

L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a estimé hier que « l’élection présidentielle n’a pas été reportée indéfiniment ». « Je n’ai jamais demandé “ la démission ” du président de la République. Je n’ai jamais prononcé ce mot. Mais je dois dire et répéter que le Liban ne peut pas continuer encore dans cette situation deux ans. Il est demandé au président de prendre une initiative à ce niveau puisqu’il est le principal concerné », a-t-il déclaré, rappelant que la première magistrature est aujourd’hui « marginalisée ».
M. Gemayel, qui a tenu ces propos à l’issue de sa visite à l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a ensuite affirmé que le Hezbollah et le mouvement Amal avaient le droit de prendre, au sein du Conseil des ministres, « la décision...