Betis-Chelsea : les « Blues » ne sont plus invincibles
le 03 novembre 2005 à 00h00
La victoire d’un Betis Séville mal en point face au redoutable Chelsea (1-0), mardi en Ligue des champions, a démontré à l’Europe du football que le club anglais, invaincu depuis mai, pouvait avoir des moments de faiblesse, voire même passer à côté d’un match. Le « rouleau compresseur » anglais n’avait plus connu la défaite depuis le 3 mai 2005 et le revers, 1-0, à Liverpool en demi-finale de la C1.
« Nous avons perdu et ce n’est pas un drame », tempérait l’entraîneur des « Blues » José Mourinho. Les joueurs du Betis « ont fait leur match et ils méritent la victoire sans l’ombre d’un doute, mais nous avons mal joué ».
Le technicien portugais n’a pas oublié au passage d’égratigner l’arbitre, à créditer d’une bonne prestation dans un match tendu où les joueurs n’ont pas hésité à s’engager, obligeant Nano et Oliveira, du Betis, à quitter le terrain dans les vingt premières minutes.
« Le public a poussé l’arbitre (le Luxembourgeois Alain Hamer) à trop siffler, mais je ne veux pas parler des arbitres. C’est ridicule quand tu joues aussi mal, même s’il est vrai que l’arbitre vient d’un pays qui n’a pas de football. »
Mourinho n’a effectivement pas de quoi s’alarmer, car Chelsea est toujours dans une situation favorable dans ce groupe G, avec un point d’avance sur son bourreau de mardi avant ses deux derniers matches : un déplacement à Anderlecht et la réception de Liverpool.
Goliath
Mais après le match nul concédé en championnat sur la pelouse d’Everton (1-1), puis l’élimination par Charlton (1-1 t.a.b.) en Coupe de la Ligue anglaise, la défaite au stade Manuel Ruiz de Lopera est un coup d’arrêt pour Mourinho et ses joueurs.
Le plus inquiétant pour Chelsea est de ne pas avoir réussi à marquer un but à une équipe qui en a pris quatre à Stamford Bridge et dix en Liga lors de ses trois dernières sorties.
Et toute l’armada offensive a pourtant essayé : Joe Cole puis Wright-Phillips, Gudjohnsen, puis Drogba et Robben, puis Duff. Sans succès.
Chelsea n’avait plus expérimenté le zéro au tableau d’affichage depuis le match à Liverpool lors de la 2e journée de la C1 le 28 septembre.
Le Betis Séville, à l’image de son entraîneur Lorenzo Serra Ferrer, refusait de céder à l’euphorie, pourtant légitime après les dernières semaines difficiles qu’a connues le club. Il pensait déjà à la suite de la saison et aux sorties prématurées de deux de ses joueurs.
« Je suis assez préoccupé par rapport aux blessures de Nano et Oliveira », déclarait-il après le match. Ses craintes se sont confirmées hier. L’attaquant brésilien Oliveira (genou droit) est indisponible pour un minimum de quatre mois, et le défenseur Nano (genou gauche) manquera un mois et demi de compétition.
La presse sportive espagnole, qui se souciait également de la blessure du Brésilien, ne manquait pas de se régaler de la victoire du club sévillan.
« Acte héroïque du Betis », s’extasiait AS. Son concurrent Marca osait la référence biblique : « Dani (le buteur du match) fait tomber Goliath. »
La victoire d’un Betis Séville mal en point face au redoutable Chelsea (1-0), mardi en Ligue des champions, a démontré à l’Europe du football que le club anglais, invaincu depuis mai, pouvait avoir des moments de faiblesse, voire même passer à côté d’un match. Le « rouleau compresseur » anglais n’avait plus connu la défaite depuis le 3 mai 2005 et le revers, 1-0, à Liverpool en demi-finale de la C1.
« Nous avons perdu et ce n’est pas un drame », tempérait l’entraîneur des « Blues » José Mourinho. Les joueurs du Betis « ont fait leur match et ils méritent la victoire sans l’ombre d’un doute, mais nous avons mal joué ».
Le technicien portugais n’a pas oublié au passage d’égratigner l’arbitre, à créditer d’une bonne prestation dans un match tendu où les joueurs n’ont pas hésité à...
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