Libye
Infirmières bulgares : Tripoli
envisagerait d’abolir la peine de mort
le 03 novembre 2005 à 00h00
La Libye envisage d’abolir la peine de mort pour permettre un règlement de la crise diplomatique née de la condamnation à mort de cinq infirmières bulgares pour avoir, selon un tribunal libyen, inoculé le sida à des enfants dans ce pays, a indiqué le quotidien arabe Asharq al-Awsat. Le journal à capitaux saoudiens, citant des diplomates arabes proches du gouvernement libyen, affirme que Tripoli est « sur le point d’annoncer l’abolition de la peine capitale afin d’ouvrir la voie à une commutation des peines des cinq Bulgares et du médecin palestinien » condamné avec elles en 2004. Un règlement impliquerait des compensations financières pour les familles des victimes via un fonds financé par Sofia, Tripoli et des organisations caritatives libyennes, y compris celle du fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, précise le journal.
À Sofia, le ministre des Affaires étrangères bulgare Ivaïlo Kalfin a indiqué hier à la presse : « Je ne peux commenter les informations des journaux de Dubaï. Je ne peux que répéter encore une fois la position bulgare (...). La Bulgarie n’a pas la moindre intention de payer des compensations aux familles des enfants car il n’y a aucune raison pour nous de le faire. » Les infirmières et le médecin palestinien ont été reconnus coupables, en première instance en mai 2004, d’avoir inoculé le virus du sida en transfusant 380 enfants de l’hôpital de Benghazi (Nord) avec du sang contaminé. Un total de 47 enfants sont morts après avoir été infectés. La Haute Cour libyenne, saisie, doit rendre une décision le 15 novembre sur la recevabilité de l’appel des condamnés à mort.
La Libye envisage d’abolir la peine de mort pour permettre un règlement de la crise diplomatique née de la condamnation à mort de cinq infirmières bulgares pour avoir, selon un tribunal libyen, inoculé le sida à des enfants dans ce pays, a indiqué le quotidien arabe Asharq al-Awsat. Le journal à capitaux saoudiens, citant des diplomates arabes proches du gouvernement libyen, affirme que Tripoli est « sur le point d’annoncer l’abolition de la peine capitale afin d’ouvrir la voie à une commutation des peines des cinq Bulgares et du médecin palestinien » condamné avec elles en 2004. Un règlement impliquerait des compensations financières pour les familles des victimes via un fonds financé par Sofia, Tripoli et des organisations caritatives libyennes, y compris celle du fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Seif...
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