Ahmed Jibril affirme détenir six militaires libanais, l’armée dément
le 28 octobre 2005 à 00h00
Le chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), Ahmed Jibril (proche de Damas), a affirmé que son mouvement détenait depuis mercredi six militaires libanais, ce que l’armée a démenti.
« Nous avons arrêté six militaires libanais, dont un officier, qui s’étaient approchés mercredi d’une de nos positions à Kfarzabad (dans la plaine orientale de la Békaa, limitrophe à la Syrie) », a déclaré M. Jibril dans un entretien à la presse.
« Nous avons informé l’armée libanaise (...) peut-être parviendrons-nous (jeudi) à régler l’affaire des six militaires libanais », a-t-il ajouté.
M. Jibril a indiqué aussi que « trois membres du FPLP-CG, dont un cadre, ont été arrêtés par l’armée », sans donner de plus amples informations.
Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’armée libanaise a démenti les propos de M. Jibril, indiquant que le commandement de l’armée allait publier un communiqué à ce sujet.
Concernant l’encerclement de certains camps du FPLP-CG dans la Békaa par l’armée, M. Jibril a affirmé qu’il avait été surpris par de tels développements, malgré les bonnes relations entre l’armée et le groupuscule palestinien.
« Lors de mon entretien téléphonique avec le Premier ministre Siniora, je lui ai dit qu’il ne pourrait y avoir de dialogue entre nous tant que nous avons un revolver pointé sur nos têtes. Je lui ai dit que selon nos informations, le député Saad Hariri est tendu et est persuadé que le FPLP-CG est impliqué dans l’assassinat du président Rafic Hariri. Il l’a dit devant le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah. J’ai dit à M. Siniora de transmettre notre point de vue. Je lui ai dit que nous ne sommes pas des suspects, et que le député Hariri devait ôter ces idées de sa tête. Nous savons qu’il y a certaines parties qui l’incitent à poursuivre cette orientation contre nous », a affirmé M. Jibril de son domicile à Damas.
« Nous répondrons si les campagnes dans la presse contre nous ne s’arrêtent pas, et nous nous en prendrons au député Hariri », a-t-il noté.
« J’ai dit à M. Siniora : si vous pensez que vous tirez votre force du chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, vous êtes dans votre tort, parce que c’est un pauvre type qui ne peut pas contrôler un barrage à Rafah. Il ne contrôle même pas ses propres hommes au Liban. Tout le monde sait que le Fateh au Liban se tient à nos côtés », a poursuivi M. Jibril.
« Nos nerfs sont solides et nous avons confiance en nous-mêmes. Nous ne sommes pas faibles, et l’armée le sait, malgré toutes les tentatives de mener une guerre psychologique contre nous », a-t-il ajouté.
De son côté, le numéro deux du FPLP-CG, Anouar Raja, a indiqué hier à la LBCI que les six militaires avaient été interpellés par le FPLP-CG « durant une heure, le temps de contacter les services de renseignements de l’armée ».
Le chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), Ahmed Jibril (proche de Damas), a affirmé que son mouvement détenait depuis mercredi six militaires libanais, ce que l’armée a démenti.
« Nous avons arrêté six militaires libanais, dont un officier, qui s’étaient approchés mercredi d’une de nos positions à Kfarzabad (dans la plaine orientale de la Békaa, limitrophe à la Syrie) », a déclaré M. Jibril dans un entretien à la presse.
« Nous avons informé l’armée libanaise (...) peut-être parviendrons-nous (jeudi) à régler l’affaire des six militaires libanais », a-t-il ajouté.
M. Jibril a indiqué aussi que « trois membres du FPLP-CG, dont un cadre, ont été arrêtés par l’armée », sans donner de plus amples informations.
Interrogé par l’AFP, un...
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