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Les incidents du quartier al-Taamir au centre de deux réunions au Sérail

Le chef du gouvernement, Fouad Siniora, a présidé hier au Sérail deux réunions axées sur les accrochages qui ont eu lieu dimanche dans le quartier al-Taamir, à la lisière du camp de Aïn el-Héloué. Il en a d’abord discuté avec les ministres de l’Intérieur, Hassan Sabeh, et de la Défense par intérim, Yaacoub Sarraf, ainsi qu’avec le directeur des FSI, le général Achraf Rifi, le secrétaire général du Conseil supérieur de la défense, le général Saïd Eid, le directeur des services de renseignements de l’armée, le général Georges Khoury, le colonel Ghassan Balaa et l’ambassadeur Khalil Mekkaoui. M. Siniora a ensuite passé en revue les incidents entre groupes intégristes rivaux avec M. Khaled Aref, membre de l’OLP, en présence de M. Khalil Mekkaoui. Si le chef du gouvernement s’est abstenu de tout commentaire sur le timing des accrochages qui interviennent à un moment où le dossier des armes palestiniennes, et notamment de l’entrée illicite d’armes à certains groupes radicaux palestiniens, a été remis sur le tapis, M. Aref a estimé que les incidents n’ont rien d’innocent, faisant état de la présence de « fauteurs de troubles » qui cherchent à entretenir la tension. Dans une déclaration à la presse au terme des deux réunions, M. Siniora a mis l’accent sur les démarches entreprises au niveau officiel pour rétablir rapidement la sécurité dans ce secteur. « Nous pensons que ces incidents ne serviront l’intérêt d’aucune partie », a-t-il dit, se refusant à commenter les propos selon lesquels le timing des accrochages qui ont eu lieu n’a rien d’innocent. « Nous prenons en considération cette hypothèse, mais nous sommes persuadés de la bonne volonté des personnes avec qui nous sommes entrés en contact pour régler cette affaire », a poursuivi M. Siniora, soulignant que les factions palestiniennes n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé. Le représentant de l’OLP devait également insister sur ce même point, soulignant la disposition des groupes palestiniens qu’il représente à « aider les autorités libanaises à barrer la route, dans le quartier al-Taamir ou ailleurs, aux individus qui sont passés maîtres dans l’art de susciter des provocations ». M. Aref a affirmé avoir communiqué au Premier ministre les résultats des réunions tenues à Aïn el-Héloué par le comité libano-palestinien de suivi. Selon lui, les accrochages de dimanche n’ont aucune dimension politique, et sont l’œuvre d’individus « rejetés par le quartier al-Taamir et par le camp de Aïn el-Héloué ». M. Aref a en outre indiqué que le groupe Jound ach-Cham n’a aucune présence dans le camp et dans son périmètre, tout en soulignant que le timing des incidents est « voulu ». « Aussi, a-t-il ajouté, faut-il vérifier l’appartenance de ces individus ainsi que les parties qui les soutiennent. »
Le chef du gouvernement, Fouad Siniora, a présidé hier au Sérail deux réunions axées sur les accrochages qui ont eu lieu dimanche dans le quartier al-Taamir, à la lisière du camp de Aïn el-Héloué. Il en a d’abord discuté avec les ministres de l’Intérieur, Hassan Sabeh, et de la Défense par intérim, Yaacoub Sarraf, ainsi qu’avec le directeur des FSI, le général Achraf Rifi, le secrétaire général du Conseil supérieur de la défense, le général Saïd Eid, le directeur des services de renseignements de l’armée, le général Georges Khoury, le colonel Ghassan Balaa et l’ambassadeur Khalil Mekkaoui. M. Siniora a ensuite passé en revue les incidents entre groupes intégristes rivaux avec M. Khaled Aref, membre de l’OLP, en présence de M. Khalil Mekkaoui. Si le chef du gouvernement s’est abstenu de tout...