Rizk : L’aide judiciaire internationale pourrait englober tous les attentats
le 24 octobre 2005 à 00h00
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a indiqué hier qu’il était encore tôt pour débattre de la création d’un tribunal international dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri.
Dans une entrevue accordée hier à la LBCI, M. Rizk a affirmé avoir initialement eu des doutes quant à la qualité du système judiciaire libanais dans son ensemble. « Trois mois après mon arrivée au sein de ce ministère, je peux vous dire que le corps judiciaire, à part quelques exceptions, est sain, comme l’a d’ailleurs confirmé la commission d’enquête elle-même », a-t-il ajouté, avant d’évoquer la possibilité d’une prorogation du mandat de cette commission au-delà du 15 décembre. « La position de la communauté internationale laisse également penser qu’elle est prête à élargir le cadre de l’aide (judiciaire) pour qu’elle englobe les autre actes terroristes qui ont eu lieu après la tentative d’assassinat de Marwan Hamadé », a-t-il ensuite dit.
M. Rizk a en outre affirmé qu’une étroite coopération entre le Liban et l’ONU dans le domaine judiciaire était en train de voir le jour, coopération qui devrait permettre à la justice libanaise de développer ses capacités. « Hier, le Premier ministre (Fouad) Siniora a reconnu que j’avais eu raison avant les autres dans certaines de mes propositions », a-t-il également ajouté.
Concernant les rapports entre le Conseil des ministres et le président de la République Émile Lahoud, il a déclaré : « Le nom du président n’a absolument pas été évoqué dans le rapport, qui a indiqué qu’une certaine personne a appelé sur le numéro d’un téléphone portable. Est-ce que cela veut dire qu’il y a eu contact ? Une telle idée n’a pas de sens (…). L’atmosphère de la séance (du Conseil) n’était pas du tout comme l’ont indiqué certains médias. À l’issue du débat, il y a eu accord. La dernière fois, la séance avait eu lieu au palais présidentiel. Il est normal qu’elle ait eu lieu hier au Sérail. L’atmosphère était consensuelle. » M. Rizk a enfin salué « l’objectivité » du chef du PSP, Walid Joumblatt, concernant la question présidentielle, soulignant le caractère « positif » de ses dernières positions.
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a indiqué hier qu’il était encore tôt pour débattre de la création d’un tribunal international dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri.
Dans une entrevue accordée hier à la LBCI, M. Rizk a affirmé avoir initialement eu des doutes quant à la qualité du système judiciaire libanais dans son ensemble. « Trois mois après mon arrivée au sein de ce ministère, je peux vous dire que le corps judiciaire, à part quelques exceptions, est sain, comme l’a d’ailleurs confirmé la commission d’enquête elle-même », a-t-il ajouté, avant d’évoquer la possibilité d’une prorogation du mandat de cette commission au-delà du 15 décembre. « La position de la communauté internationale laisse également penser qu’elle est prête à élargir le cadre de l’aide...
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