Japon
Koizumi se rend au temple Yasukuni, Pékin et Séoul irritées
le 18 octobre 2005 à 00h00
Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi s’est à nouveau rendu hier au temple shintoïste de Yasukuni où est honorée la mémoire des Japonais morts au combat, dont plusieurs criminels de guerre, et considéré par ses détracteurs comme le symbole du passé militariste de l’archipel. Les visites annuelles du Premier ministre nippon à Yasukuni indisposent régulièrement les pays de la région. La Chine et la Corée du Sud ont exprimé leur mécontentement sans tarder. L’ambassadeur de Chine au Japon, Wang Yi, avait auparavant estimé que la visite d’hier était une « grave provocation pour le peuple de Chine », rapporte l’agence de presse Kyodo. La Corée du Sud avait réagi la première en exprimant ses regrets et son « désaccord » auprès de l’ambassadeur du Japon à Séoul, quelques heures après la visite de Koizumi. Le sanctuaire de Yasukuni, situé à Tokyo, honore la mémoire de 2,5 millions de Japonais morts au combat, parmi lesquels figurent les criminels de guerre condamnés en 1948. Pour nombre d’Asiatiques, ce sanctuaire est le symbole du militarisme et de l’impérialisme nippons dans les années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. Koizumi a à plusieurs reprises indiqué qu’il se rendait à Yasukuni pour prier pour la paix et honorer la mémoire des morts, et non pas pour faire l’apologie du militarisme. Le Premier ministre avait évité de se rendre au temple le 15 août, anniversaire de la reddition du Japon qui avait mis fin à la Seconde Guerre mondiale, une date sensible dans la région. Mais ses autres visites ont toujours irrité la Chine et d’autres pays.
Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi s’est à nouveau rendu hier au temple shintoïste de Yasukuni où est honorée la mémoire des Japonais morts au combat, dont plusieurs criminels de guerre, et considéré par ses détracteurs comme le symbole du passé militariste de l’archipel. Les visites annuelles du Premier ministre nippon à Yasukuni indisposent régulièrement les pays de la région. La Chine et la Corée du Sud ont exprimé leur mécontentement sans tarder. L’ambassadeur de Chine au Japon, Wang Yi, avait auparavant estimé que la visite d’hier était une « grave provocation pour le peuple de Chine », rapporte l’agence de presse Kyodo. La Corée du Sud avait réagi la première en exprimant ses regrets et son « désaccord » auprès de l’ambassadeur du Japon à Séoul, quelques heures après la visite...
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