Chareh : « Certains médias ont contribué à l’assassiner »
le 14 octobre 2005 à 00h00
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, a pointé hier un doigt accusateur vers « des médias », dans une allusion à peine voilée aux organes de presse et audiovisuels libanais, leur imputant la responsabilité du « suicide » de Ghazi Kanaan.
« Certains médias ainsi que les fuites injustes de la commission d’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, sur des événements qui n’ont pas eu lieu, ont contribué à assassiner le général Ghazi Kanaan », a-t-il dit en marge des obsèques du général syrien, répliquant aux médias, vraisemblablement libanais, qu’il n’a pas identifiés et qui mettent en cause la thèse du « suicide ».
« Il y a des médias qui rechignent à tirer des leçons. Certains d’entre eux ont contribué à assassiner Ghazi Kanaan », a dit M. Chareh. « Comment ces médias continuent-ils d’accuser la Syrie » de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ? a-t-il encore demandé. « Ghazi Kanaan s’est plaint des accusations lancées par certains médias. Cela est apparu clairement avant son suicide », a-t-il ajouté, comparant les mots utilisés par ces médias à « des balles ». « Nous souhaitons que les médias s’inspirent de l’expérience amère par laquelle ils sont passés. Ils doivent préserver leur objectivité et leur crédibilité : lorsqu’ils usent des mots, c’est comme s’ils usent de balles », a-t-il dit.
Le magistrat Detlev Mehlis, chef de la commission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de Hariri, « nous a promis qu’il allait démentir les informations inexactes » ayant circulé à la suite de « ses rencontres avec les responsables syriens », a souligné le ministre syrien, évoquant « les accusations colportées par certaines chaînes libanaises au lendemain de l’assassinat de Ghazi Kanaan». « Le général Kanaan n’avait pas de quoi se plaindre au niveau du régime. Il se plaignait juste de certains médias, et cela est apparu clairement à la veille de son assassinat », a souligné Farouk el-Chareh.
Dans son intervention à la presse, M. Chareh a fait un lapsus, à un moment, parlant d’« assassinat » de Ghazi Kanaan, avant de corriger le tir et de réutiliser le terme « suicide ».
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, a pointé hier un doigt accusateur vers « des médias », dans une allusion à peine voilée aux organes de presse et audiovisuels libanais, leur imputant la responsabilité du « suicide » de Ghazi Kanaan.
« Certains médias ainsi que les fuites injustes de la commission d’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, sur des événements qui n’ont pas eu lieu, ont contribué à assassiner le général Ghazi Kanaan », a-t-il dit en marge des obsèques du général syrien, répliquant aux médias, vraisemblablement libanais, qu’il n’a pas identifiés et qui mettent en cause la thèse du « suicide ».
« Il y a des médias qui rechignent à tirer des leçons. Certains d’entre eux ont contribué à assassiner Ghazi Kanaan », a dit M. Chareh. « Comment ces...
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