Fin des quotas textiles : l’Asie s’en tire mieux que prévu
le 12 octobre 2005 à 00h00
Les producteurs de textiles asiatiques ont mieux résisté que prévu à la concurrence chinoise depuis la fin des quotas, le 1er janvier dernier, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) paru hier. La fin de l’Accord multifibres (AMF) faisait craindre une rapide montée en puissance de la Chine vers une part de marché mondiale d’un tiers à 50 %, selon certaines prévisions, au détriment, notamment, d’autres pays asiatiques. Les prévisions de catastrophe sociale et commerciale dans ces pays ne se sont pas réalisées car de nombreux facteurs ont atténué l’impact de cette transition, affirme un rapport de l’OIT rédigé en prévision d’une réunion prévue ce mois-ci à Genève sur l’impact de la fin de l’AMF. Certains pays ont ainsi appliqué des mesures de protection de leur industrie, utilisant pour cela la possibilité qu’ils ont d’invoquer le risque « d’importantes perturbations sur le marché ». Le rapport note également que la Chine perd en compétitivité dans les industries utilisant beaucoup de main-d’œuvre. Signe de cette évolution, « la part du textile et de l’habillement dans le PIB chinois et sur le marché de l’emploi évolue à la baisse », tandis que l’économie chinoise évolue « vers des industries à plus forte valeur ajoutée ». En outre, grâce à une consommation en croissance, la Chine « devrait absorber une part grandissante de sa propre production » ainsi que du commerce mondial. Le Bangladesh, l’un des pays qui avaient le plus à craindre de la fin de l’AMF, « a réussi a maintenir son avantage comparatif » et, après une chute de ses exportations en janvier, les a vues se reprendre fortement par la suite. Le Cambodge a, pour sa part, bénéficié d’une hausse de ses exportations de textile vers les États-Unis.
Les producteurs de textiles asiatiques ont mieux résisté que prévu à la concurrence chinoise depuis la fin des quotas, le 1er janvier dernier, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) paru hier. La fin de l’Accord multifibres (AMF) faisait craindre une rapide montée en puissance de la Chine vers une part de marché mondiale d’un tiers à 50 %, selon certaines prévisions, au détriment, notamment, d’autres pays asiatiques. Les prévisions de catastrophe sociale et commerciale dans ces pays ne se sont pas réalisées car de nombreux facteurs ont atténué l’impact de cette transition, affirme un rapport de l’OIT rédigé en prévision d’une réunion prévue ce mois-ci à Genève sur l’impact de la fin de l’AMF. Certains pays ont ainsi appliqué des mesures de protection de leur industrie,...
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