L’Eurogroupe relativise l’impact du pétrole
sur la croissance et l’inflation
le 12 octobre 2005 à 00h00
L es ministres des Finances de la zone euro réunis lundi à Luxembourg pour leur conseil mensuel ont estimé que l’impact de la hausse du pétrole sur la croissance et l’inflation restait limité et que la situation économique devrait s’améliorer au second semestre. « La croissance devrait repartir au second semestre », a déclaré le ministre autrichien Karl-Heinz Grasser, lors de la conférence de presse à l’issue de la réunion, notant que les cours du pétrole étaient « stabilisés » et redescendaient. Le ministre néerlandais des Finances, Gerrit Zalm, a estimé pour sa part que l’économie européenne pouvait « s’accommoder » des prix élevés du pétrole. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia a constaté de son côté que « certains indicateurs (économiques) s’étaient améliorés », comme la production industrielle et les ventes du commerce de détail, et que la « confiance des investisseurs s’améliorait » aussi, ce qui était un « signal positif » pour un retour de la croissance.
L’inflation, l’autre grand sujet d’inquiétude causé par la flambée des prix du pétrole, a été jugée sous contrôle par les grands argentiers. M. Grasser a précisé que selon « l’analyse commune » des ministres, la poussée d’inflation n’avait pas entraîné « d’effets secondaires », tels qu’une hausse générale des prix et des revendications salariales. L’inflation dans la zone euro a atteint 2,5 % en septembre sur un an, selon l’estimation de l’office européen des statistiques Eurostat. Elle se situe donc nettement au-dessus de l’objectif de 2 % visé par la Banque centrale européenne. Mais l’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des prix les plus volatils comme ceux de l’énergie, reste, elle, largement en dessous du seuil fixé par le BCE. Pour contrer les risques de pénurie pétrolière à l’avenir, M. Grasser a rappelé une nouvelle fois la position des gouvernements européens, qui appellent à augmenter les investissements dans la production pétrolière et le raffinage.
Les ministres ont également réitéré leur attachement à des réformes structurelles pour relancer durablement l’économie européenne, insistant sur des réformes du marché du travail.
L es ministres des Finances de la zone euro réunis lundi à Luxembourg pour leur conseil mensuel ont estimé que l’impact de la hausse du pétrole sur la croissance et l’inflation restait limité et que la situation économique devrait s’améliorer au second semestre. « La croissance devrait repartir au second semestre », a déclaré le ministre autrichien Karl-Heinz Grasser, lors de la conférence de presse à l’issue de la réunion, notant que les cours du pétrole étaient « stabilisés » et redescendaient. Le ministre néerlandais des Finances, Gerrit Zalm, a estimé pour sa part que l’économie européenne pouvait « s’accommoder » des prix élevés du pétrole. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia a constaté de son côté que « certains indicateurs (économiques)...
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