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Actualités - Opinion

Réhabilitation du bouclier sécuritaire avant la fin de l’année, promet un ministre

Une source gouvernementale qualifiée promet la réhabilitation des services de sécurité avant la fin de l’année par des permutations comme par une restructuration globale assortie des observations et des conseils techniques des directeurs récemment nommés, qui vont devoir appliquer le programme mis au point par les ministres de l’Intérieur et de la Défense. Parallèlement, il devrait y avoir un large mouvement administratif au sein du corps judiciaire, épuré des éléments qui ne méritent pas l’honneur d’en faire partie. Une opération menée sous la conduite du nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature, Antoine Kheir, connu pour sa probité et sa compétence, mais aussi pour avoir toujours défendu, sous tous les régimes et tous les gouvernants, le principe d’une justice vraiment indépendante, soucieuse uniquement du droit, de l’équité et de la loi. Le même ministre souligne cependant que la sécurité dépend finalement autant du climat politique que de la protection policière. Dans ce cadre, il riposte aux détracteurs qui reprochent au gouvernement le laisser-aller sécuritaire et son incapacité à attraper les coupables, en faisant valoir que sous la tutelle, comme le président Siniora l’a remarqué devant la Chambre, la sécurité était évidemment empruntée aux Syriens. Dont les services locaux exécutaient les ordres. Après le retrait des Syriens, il y a eu un vide marqué, les services se trouvant désorientés. Et même désarticulés, du moment que leurs chefs se sont retrouvés sous les verrous. Les retards dans les nominations n’ont évidemment pas aidé ces services à retrouver une activité normale, et l’anarchie ainsi que l’irresponsabilité se sont répandues. Pour ce ministre, l’on fait payer au Liban, par des assassinats et des bombes, le prix de sa liberté retrouvée. Ce qui signifie qu’auparavant, il payait le prix de sa sécurité, tenue par la Syrie, par sa soumission aux oppresseurs. L’on est donc en période de transition. Ce qui autorise le ministre cité à estimer qu’on ne devrait pas harceler le gouvernement, ni lui demander vraiment des comptes, avant qu’on ait fini de remplacer la sécurité empruntée par l’autosécurité nationale. Partant de là, la séance parlementaire de mercredi était, à son avis, inopportune. Surtout après le règlement du différend sur les nominations policières et judiciaires. Faisant pièce à l’éloquence redondante d’orateurs obsédés par le show médiatique, le président Siniora a répondu, dit ce ministre, par un plaidoyer tout de calme raison patriotique. Pour annoncer que, par leur union, les Libanais triompheront sans faute du terrorisme. Le débat s’est donc terminé, toujours selon la même personnalité, en queue de poisson pour ceux qui avaient espéré tracasser le gouvernement. Et qui ont renoncé à l’interpeller, car il aurait sans doute décroché un vote de confiance massif. Le responsable estime que la prochaine séance, prévue pour mercredi prochain, ne viendrait également pas en son temps parce que, selon lui, avant d’attaquer pour de bon un gouvernement, il faut lui laisser le temps d’accumuler les erreurs. Et de s’attirer la grogne de la population, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, d’après ce ministre. Il conseille donc aux contempteurs du cabinet de ne pas gaspiller leurs munitions en tirant à blanc et de laisser le gouvernement travailler tranquillement. Rappelant le mot de cheikh Béchara el-Khoury à des opposants trop pressés : « Entre vous et nous, il existe un arbitre impartial et juste qui a pour nom l’opinion publique. » Aujourd’hui comme hier, conclut ce ministre, la vraie confiance qui compte, c’est celle du peuple. Cela étant, la Chambre, pour se rendre utile, aurait sans doute mieux fait de publier un communiqué condamnant les menaces à peine voilées proférées par le Front populaire-commandement général. Ce mouvement palestinien a en effet affirmé que le président Siniora « a reçu l’ordre d’exécuter la 1559 et de désarmer les Palestiniens. Nous ne resterons pas les bras croisés face aux mesures que l’armée libanaise prend autour de nos bases », prévient le groupe. Le Parlement aurait dû également fustiger le communiqué signé de l’organisation (fictive ou réelle) qui se baptise « Jound el-Cham », qui promet, tout simplement, « d’égorger sans hésiter ceux qui traitent avec les services occidentaux. » Dans son intervention lors du débat d’investiture du gouvernement, le général Michel Aoun avait relevé que la sécurité resterait illusoire tant que des îlots préservés subsisteraient dans le pays. Certains s’indignent que l’on mette en cause les Syriens et les Palestiniens sans mentionner les Israéliens. La réponse est qu’Israël est un ennemi, alors que les premiers sont supposés être des frères. Il est donc inadmissible qu’ils se comportent en ennemis de ce pays. Émile KHOURY

Une source gouvernementale qualifiée promet la réhabilitation des services de sécurité avant la fin de l’année par des permutations comme par une restructuration globale assortie des observations et des conseils techniques des directeurs récemment nommés, qui vont devoir appliquer le programme mis au point par les ministres de l’Intérieur et de la Défense.
Parallèlement, il devrait y avoir un large mouvement administratif au sein du corps judiciaire, épuré des éléments qui ne méritent pas l’honneur d’en faire partie. Une opération menée sous la conduite du nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature, Antoine Kheir, connu pour sa probité et sa compétence, mais aussi pour avoir toujours défendu, sous tous les régimes et tous les gouvernants, le principe d’une justice vraiment indépendante,...