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Actualités - Chronologie

MAURITANIE Deux mois après le putsch, la junte donne des gages de démocratie

Deux mois après avoir pris le pouvoir le 3 août en Mauritanie, la junte a donné des gages démocratiques avec plusieurs réformes, dont une amnistie en faveur des prisonniers d’opinion, mais n’a pas réglé la question des islamistes emprisonnés ainsi que des Négro-Mauritaniens en exil. À la suite du coup d’État qui a déposé l’ancien président Maaouiya Ould Taya, les objectifs du programme politique de transition du CMJD (Conseil militaire pour la justice et la démocratie) ont connu un début de concrétisation et suscité l’adhésion de la classe politique locale. Le CMJD a nommé un gouvernement de transition et décrété une amnistie générale en faveur des prisonniers politiques. Il a pris une ordonnance interdisant à ses membres et à ceux du cabinet civil de se présenter aux élections parlementaires et présidentielle prévues dans un délai maximum de deux ans. Le nouveau régime a donné deux mois à des comités interministériels pour élaborer des propositions sur la bonne gouvernance ainsi que des mesures destinées à assainir la justice et la rapprocher du citoyen. Le nouveau Premier ministre, Sidi Mohammed Ould Boubacar, a cité le 20 septembre comme priorités pour la transition, la révision des textes juridiques, la création d’une commission électorale indépendante et l’élaboration de listes électorales. Il a réaffirmé la volonté de son gouvernement de respecter les échéances électorales fixées, la première étant un référendum constitutionnel prévu avant le 3 août 2006. Par ailleurs, l’amnistie décrétée par le CMJD au profit de 115 personnes condamnées pour des délits d’opinion politique, et dont la majorité se trouvait à l’étranger, a permis de décrisper la vie politique locale. De son côté, le chef du parti Sawab (Juste voie, ex-opposition), cheikh Ould Sidi, a estimé « qu’il s’agit là d’un programme qui a restauré un climat de confiance, a insufflé l’espoir et relevé le moral des Mauritaniens ». Mais plusieurs voix se sont élevées pour évoquer le cas de Négro-Mauritaniens réfugiés au Mali et au Sénégal depuis les affrontements de 1989 et d’une vingtaine d’islamistes encore en prison.
Deux mois après avoir pris le pouvoir le 3 août en Mauritanie, la junte a donné des gages démocratiques avec plusieurs réformes, dont une amnistie en faveur des prisonniers d’opinion, mais n’a pas réglé la question des islamistes emprisonnés ainsi que des Négro-Mauritaniens en exil.
À la suite du coup d’État qui a déposé l’ancien président Maaouiya Ould Taya, les objectifs du programme politique de transition du CMJD (Conseil militaire pour la justice et la démocratie) ont connu un début de concrétisation et suscité l’adhésion de la classe politique locale. Le CMJD a nommé un gouvernement de transition et décrété une amnistie générale en faveur des prisonniers politiques. Il a pris une ordonnance interdisant à ses membres et à ceux du cabinet civil de se présenter aux élections parlementaires et...