L’euro s’est repris hier face au dollar sur les marchés des changes internationaux, le billet vert n’étant pas parvenu à conserver l’essentiel des gains qu’il avait enregistrés à l’ouverture après que l’ouragan Rita eut manqué Houston (au Texas) au cours du week-end et, par conséquent, causé moins de dégâts qu’anticipé. Bien que les opérateurs se soient montrés préoccupés par les fondamentaux de l’économie américaine et par les déclarations du président George W. Bush et de certains hauts responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed), nombre d’entre eux ont estimé devoir prendre leurs gains sur le dollar en fin de journée. Certes, ils n’ont pas été assez rassurés par les propos tenus hier par le président Bush qui a réaffirmé que son administration restait toujours prête à recourir aux réserves stratégiques de pétrole des États-Unis pour « compenser les difficultés d’approvisionnement » en pétrole consécutives aux cyclones Katrina et Rita. Ils ont fait état aussi d’une autre déclaration de Susan Bies, l’un des gouverneurs de la Fed, mettant en garde contre la cherté de l’énergie, qui pourrait, si les prix restent durablement élevés, affecter l’inflation en général aux États-Unis. Ces commentaires n’ont pas été très positifs pour le dollar, fait-on savoir dans les milieux cambistes. De ce fait, l’annonce par le groupement national des agents immobiliers (NAR) que les reventes de logements aux États-Unis ont progressé de 2 % en août contre une baisse de 2,6 % en juillet est passée comme inaperçue. Il en est de même de l’annonce par l’Association américaine des économistes d’entreprises (NABE) que les États-Unis devraient connaître une croissance plus forte que prévu en 2005, à 3,5 % contre 3,4 % dans une précédente estimation faite en mai dernier. Cela étant, le dollar, qui était bien entouré en début de journée, ne tardait pas à céder un peu de terrain face à l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,2075 $ contre 1,2040 $ vendredi dernier, en hausse de 0,29 %.
Les Bourses diversement orientées
Les investisseurs ont été moins unanimes à la hausse des valeurs américaines à la clôture qu’à l’ouverture de Wall Street hier. Les dommages moins importants que prévu du cyclone Rita, qui ont rassuré les investisseurs, n’ont pas tardé à être relégués au second plan par la hausse des prix pétroliers et les craintes de durcissement de la politique monétaire de la Fed. En effet, les opérateurs ont passé outre à la hausse des reventes de logements aux États-Unis en août ainsi qu’aux pronostics rassurants de la NABE et ont estimé en fin de journée devoir engranger les gains que leur procurait la montée des cours de plusieurs sociétés pendant la matinée.
En revanche, les Bourses européennes ont fini en forte hausse, portées par la baisse des prix pétroliers en début de journée après que l’ouragan Rita se fut avéré moins dévastateur que prévu. Ce développement a également profité aux assureurs et aux réassureurs européens. Les bancaires étaient en forme après que la Bank of America eut suggéré de s’étendre en Europe. Les nouvelles faisant état d’un rapprochement entre Société générale et BNP Paribas ont soutenu aussi le secteur.
À la Bourse de Beyrouth, Solidere était recherchée hier, les actions A et B ayant progressé de 13 $ et de 12,92 $ respectivement à 13,10 $.
Élie KAHWAGI
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