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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro, miné par la politique, au plus bas depuis deux mois

L’euro a frôlé son plus bas niveau depuis près de deux mois face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors que les opérateurs ont vite relativisé les conséquences de l’extension de la marge de fluctuation autorisée du yuan chinois. À cet égard, l’annonce par la Chine d’un élargissement de la marge de fluctuation quotidienne de sa monnaie à 3 %, contre 1,5 % précédemment, de part et d’autre du cours de la veille, maintenant cependant inchangé la marge par rapport au dollar à 0,3 %, n’a provoqué qu’une réaction passagère sur les marchés. De l’avis unanime des cambistes, il s’agit d’un ajustement technique destiné à assouplir les contraintes interventionnistes de la Banque centrale chinoise sur les marchés des changes. En effet, l’euro a légèrement profité pour quelques instants de cette mesure face au dollar, avant que les opérateurs ne recommencent à le vendre sans plus y prêter attention. De ce fait, il n’a pas tardé à souffrir du marasme politique en Allemagne et en Italie, alors que les cambistes ont été rassurés sur l’ouragan Rita après sa requalification en cyclone de force 4 au lieu de 5 et sa déviation à l’Est qui pourrait lui faire éviter les importantes raffineries du Texas. La baisse des prix pétroliers qui en a résulté a donc profité au dollar car elle a concentré l’attention des investisseurs sur la poursuite des querelles politiques en Allemagne qui rendent difficile la formation d’une coalition pouvant émerger une majorité homogène et réformatrice. Les opérateurs se sont montrés aussi très préoccupés de l’augmentation des risques politiques en Italie après la démission du ministre des Finances, Domenico Siniscalco, pour dénoncer l’immobilisme du gouvernement face au gouverneur de la Banque centrale italienne, Antonio Fazio, qui est impliqué dans un scandale bancaire. Dans ce contexte, il n’y a pas lieu de s’étonner que l’euro pâtisse. Il a dû, en effet, souffrir d’un courant de ventes bénéficiaires, le faisant retomber de 1,2145 $ à 1,2050 $, en nouvelle baisse de 0,86 %. Hausse des Bourses après l’apaisement des craintes sur Rita La Bourse américaine est parvenue à effacer une bonne partie de ses pertes hier, après l’annonce d’un affaiblissement de l’ouragan Rita et de sa déviation vers l’Est qui a entraîné une nouvelle baisse des prix pétroliers. Mais il n’en demeure pas que la cote restait affectée par l’avertissement lancé par le géant de l’aluminium Alcoa sur son résultat du 3e trimestre 2005 sous l’effet conjugué de tarifs plus bas pour l’aluminium et de coûts énergétiques nettement supérieurs à ce qu’ils étaient l’an dernier. L’annonce par Wal-Mart de la fermeture de 104 de ses magasins au Texas et en Louisiane dans les zones menacées par Rita a également pesé sur la tendance. Les Bourses européennes ont fini sur un ton plus haussier que Wall Street, grâce à la chute du prix pétrole et à l’apaisement des craintes sur l’ouragan Rita. Du coup, les sociétés les plus consommatrices de l’énergie, dont les fabricants automobiles et les compagnies d’aviation, ont été recherchées. Il en est de même des sociétés d’assurances, surtout Munich Ré, Hannover Ré, Allianz, Axa… À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere se sont appréciées hier, progressant de 12,99 $ à 13 $ et de 12,89 $ à 12,92 $ respectivement. Élie KAHWAGI




L’euro a frôlé son plus bas niveau depuis près de deux mois face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, alors que les opérateurs ont vite relativisé les conséquences de l’extension de la marge de fluctuation autorisée du yuan chinois. À cet égard, l’annonce par la Chine d’un élargissement de la marge de fluctuation quotidienne de sa monnaie à 3 %, contre 1,5 % précédemment, de part et d’autre du cours de la veille, maintenant cependant inchangé la marge par rapport au dollar à 0,3 %, n’a provoqué qu’une réaction passagère sur les marchés. De l’avis unanime des cambistes, il s’agit d’un ajustement technique destiné à assouplir les contraintes interventionnistes de la Banque centrale chinoise sur les marchés des changes. En effet, l’euro a légèrement profité pour...