Le manque d’État nourrit la rébellion
des talibans, estime le commandement US
le 23 septembre 2005 à 00h00
L’insuffisance de la reconstruction et le sentiment que le gouvernement ne se soucie pas assez de la population contribuent à maintenir la rébellion des talibans, a estimé le numéro deux de la coalition militaire sous commandement américain en Afghanistan, le général Jason Kamiya, lors d’une rencontre avec la presse à Bagram, principale base militaire américaine en Afghanistan.
« Les rebelles sont motivés, mais le combat principal n’est pas militaire. Il y a un défi plus important : construire un État et des institutions afghanes solides, et mettre en place une bonne gouvernance. Ces objectifs sont essentiels, et nous ne sommes qu’un filet de protection », a-t-il estimé. « Il est temps d’avancer et de mettre en place les éléments qui permettront à l’Afghanistan de se développer. Les responsables afghans proposent des projets, mais ceux-ci doivent être intégrés dans une stratégie de développement locale et nationale », a-t-il ajouté. « Comme les Romains de l’Antiquité, nous voulons bâtir des choses qui vont durer », a-t-il ajouté.
Le général Kamiya a, au passage, épinglé le gouvernement du président Hamid Karzaï pour sa propension à déclarer que la plupart des problèmes de sécurité, qui freinent la reconstruction, viennent d’éléments infiltrés depuis le Pakistan. « Il y a une tendance à rendre le Pakistan responsable de nombre de choses. Une partie de l’insurrection est peut-être liée au Pakistan, mais le gouvernement afghan a un très grande rôle à jouer pour assurer la sécurité du pays », a-t-il ajouté.
« Il nous faut des projets que nous puissions mettre en place à partir du mois d’octobre et qui puissent être achevés au printemps. Notre objectif est de profiter de la trêve hivernale, au cours de laquelle les rebelles quittent leurs zones de prédilection, pour accélérer la reconstruction. À leur retour, en mars, les rebelles trouveront une population moins coopérative », selon lui. Le général Kamiya a par exemple cité le programme de travail temporaire pour les Afghans (Temporary Work for Afghans, TWA) qui permet aujourd’hui d’employer 11 000 Afghans dans des projets de reconstruction financés par les États-Unis.
L’insuffisance de la reconstruction et le sentiment que le gouvernement ne se soucie pas assez de la population contribuent à maintenir la rébellion des talibans, a estimé le numéro deux de la coalition militaire sous commandement américain en Afghanistan, le général Jason Kamiya, lors d’une rencontre avec la presse à Bagram, principale base militaire américaine en Afghanistan.
« Les rebelles sont motivés, mais le combat principal n’est pas militaire. Il y a un défi plus important : construire un État et des institutions afghanes solides, et mettre en place une bonne gouvernance. Ces objectifs sont essentiels, et nous ne sommes qu’un filet de protection », a-t-il estimé. « Il est temps d’avancer et de mettre en place les éléments qui permettront à l’Afghanistan de se développer. Les responsables afghans...
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