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Actualités - Chronologie

Les USA poussent l’Irak sous l’influence iranienne, accuse l’Arabie

La politique américaine en Irak accentue les divisions religieuses au point de pousser le pays sous l’influence de l’Iran, a dénoncé mardi le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal. « Le peuple irakien a été divisé, on parle maintenant des sunnites comme s’ils constituaient une entité distincte des chiites », a-t-il dit devant le Conseil des relations extérieures, à New York. Les États-Unis, a-t-il dit, doivent œuvrer « pour réunir ces personnes ». L’Arabie saoudite redoute que la nouvelle Constitution irakienne, qui doit être soumise à référendum dans quatre semaines, soit susceptible de diviser l’Irak et priver du droit de vote la minorité sunnite, qui a perdu le pouvoir après le renversement de Saddam Hussein, au printemps 2003. « Si on permet une guerre civile, l’Irak sera fini à jamais », a poursuivi Fayçal. Un tel conflit, explique-t-il, ferait entrer l’Iran dans le jeu irakien en raison de l’intérêt que la République islamique porte au sud, à dominante chiite. De même, la Turquie s’impliquerait dans la crise pour éviter l’émergence d’un Kurdistan autonome dans le nord de l’Irak. « Nous avons livré bataille ensemble pour maintenir l’Iran hors d’Irak après avoir évincé l’Irak du Koweït », a-t-il dit en référence à la guerre du Golfe de 1991. « À présent, nous sommes en train de livrer sans raison le pays tout entier à l’Iran. » Téhéran, affirme-t-il, « paie pour installer ses propres agents » dans les régions irakiennes pacifiées par les forces américaines et « a même établi des forces de police et armé des milices qui s’y trouvent ». « Et, ce faisant, ils sont protégés par les forces britanniques et américaines. »

La politique américaine en Irak accentue les divisions religieuses au point de pousser le pays sous l’influence de l’Iran, a dénoncé mardi le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal.
« Le peuple irakien a été divisé, on parle maintenant des sunnites comme s’ils constituaient une entité distincte des chiites », a-t-il dit devant le Conseil des relations extérieures, à New York. Les États-Unis, a-t-il dit, doivent œuvrer « pour réunir ces personnes ».
L’Arabie saoudite redoute que la nouvelle Constitution irakienne, qui doit être soumise à référendum dans quatre semaines, soit susceptible de diviser l’Irak et priver du droit de vote la minorité sunnite, qui a perdu le pouvoir après le renversement de Saddam Hussein, au printemps 2003. « Si on permet une guerre civile, l’Irak sera...